mercredi , 5 octobre 2022

Exposition « Ombres et mémoires » | Donner la parole aux femmes autochtones

Exposer les enjeux et les préoccupations des femmes autochtones : voilà la mission que se sont donnée Solenne Lang, Christelle Messoah et Véra Penuela, organisatrices de l’exposition photographique «Ombres et Mémoires», présentée à l’Université du Québec à Chicoutimi jusqu’au 23 novembre à l’occasion du Festival des cultures.

«Nous voulions montrer que les femmes autochtones restent bien présentes dans la société et qu’elles ont encore un mot à dire», explique Christelle Messoah. Originaire de France, Christelle a déménagé au Québec cet été pour étudier à l’UQAC. Elle a remarqué dès son arrivée que la situation des autochtones au pays était problématique. «La situation actuelle [au Québec] montre que les femmes autochtones sont traitées différemment et injustement», pointe-t-elle, en faisant référence à l’enquête sur les femmes assassinées et disparues de Val d’Or.

L’idée de l’exposition est née il y a quelques mois lorsque Solenne, Christelle et Véra se sont rencontrées dans un cours de politique. «Nous n’avions jamais réalisé d’exposition auparavant. C’est pourquoi nous avons demandé l’aide de Simon Joseph pour photographier les femmes qui nous ont témoigné de leur histoire», explique Mme Messoah, qui étudie en travail social.

Au total, près d’une vingtaine de femmes autochtones relatent leur histoire, en plus de commenter dans un court texte les difficultés auxquelles elles sont confrontées – au quotidien – en tant que minorité culturelle au Canada. «Une femme témoigne dans l’exposition à quel point les pensionnats l’ont forcée à oublier sa culture autochtone. Cette histoire m’a beaucoup touchée, car elle montre que ces femmes-là vivent dans des conditions difficiles depuis des années.»

À propos de François Gionet

Cadet de la cohorte 2015-2018 en journalisme, François a grandi dans la magnifique banlieue ferroviaire de Charny sur la Rive-Sud de Québec. Véritable boute-en-train dès son plus jeune âge, François s’est attiré la foudre de plusieurs enseignants par son incapacité à se taire au bon moment, au bon endroit. François semblait donc déjà destiné à une carrière en communication. C’est lors de ses études secondaires au Juvénat-Notre-Dame que François s’intéresse au milieu des arts. Musique, théâtre, cinéma et littérature : ce jeune homme expérimente tous les domaines, tout en développant un intérêt pour l’écriture, intérêt qui le mènera d’ailleurs à écrire pour le journal étudiant de l’école durant deux ans. À l’extérieur des murs scolaires, François joue à la position de défenseur pour l’équipe de hockey de son quartier, avant d’accrocher ses patins – pour de bon – en 2015. Même s’il n’est pas certain de son avenir dans le milieu journalistique, François a la profonde conviction qu’il travaillera dans un domaine où il pourra « changer les choses pour le mieux », principe qui semble plus que nécessaire, aujourd’hui, en 2017.

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