mercredi , 17 août 2022

Approvisionnement en eau de la future usine Métaux Blackrock | Saguenay propose une autre solution

La Ville de Saguenay a proposé une alternative pour l’approvisionnement en eau de la future usine de Métaux Blackrock, mardi soir, lors d’une rencontre tenue avec les citoyens. L’option privilégiée par la Ville est d’installer une prise d’eau à même la rivière Chicoutimi.

«Avec cette option, la nappe phréatique ne servira qu’à approvisionner en eau les résidents du secteur de la base de Bagotville», a expliqué la mairesse de Saguenay, Josée Néron, aux 150 citoyens présents lors de la réunion. Ce choix préconise l’utilisation de l’eau potable pour la consommation humaine seulement et non à des fins industrielles. Mme Néron a d’ailleurs précisé ce point à plusieurs reprises.

Une autre option possible serait l’utilisation de l’eau prise directement dans le Saguenay. Par contre, une usine de désalinisation serait nécessaire à la réalisation de ce projet, ce qui augmente drastiquement les coûts selon la Ville.

«Le plus gros problème avec cette option, c’est que la désalinisation n’est pas une expertise que nous avons présentement. Faire les recherches et réussir à recréer le procédé ici risque d’être dispendieux», a mentionné le conseiller municipal du district 12, Michel Potvin.

Les citoyens au micro

Une trentaine de citoyens ont défilé devant la mairesse et ses collègues pour faire part de leurs inquiétudes face à l’utilisation de la nappe phréatique. Plusieurs ont mentionné la possibilité que cette source d’eau potable dont la qualité fait des jaloux ne soit pas intarissable. «Si on puise trop d’eau dans le sous-sol, mon puits artésien ne sera plus assez profond. Qui va devoir payer pour refaire mon puits?», a questionné un citoyen à la Ville.

Nombreux étaient les gens inquiets face à une perte de quantité et de qualité de l’eau de Laterrière. D’autres étaient d’avis qu’avant d’amener l’eau de la nappe phréatique à La Baie, les gens vivant sur le chemin Portage des roches nord et sud devraient pouvoir avoir accès à de l’eau potable. Une dame a d’ailleurs expliqué que chez elle, alors qu’elle habite sa maison depuis 25 ans, l’eau potable n’est toujours pas disponible.

«Même si j’ai un puits, l’eau n’est pas en état d’être consommée. Je devrais la faire traiter, c’est beaucoup trop onéreux. Je me suis fait beaucoup de muscles ces 25 dernières années, à voyager des litres et des litres d’eau», a-t-elle raconté à la foule.

La mairesse se dit satisfaite de la rencontre. La Ville analysera toutes les options et rendra un rapport d’ici juin 2018.

À propos de Andréane Vallée

Native du Lac-Saint-Jean, Andréane Vallée est une jeune femme passionnée par le monde entier. Elle a étudié à l’école secondaire Camille-Lavoie dans le programme d’éducation internationale (PEI). C’est d’ailleurs une journée découverte avec cette école qui lui a permis d’enfiler l’instant d’une journée l’habit d’un journaliste. Depuis son plan était clair, elle devait étudier à Jonquière à tout prix. Toutefois sa curiosité et la vie l’ont menée ailleurs, plus précisément à Sydney, en Australie. Après un an à l’étranger et la tête remplie de rêves, elle revient en 2015 pour étudier en Art et technologie des médias. Des intérêts variés et l’envie de tout savoir, de tout connaître, voilà qui décrit très bien Andréane. Nous verrons où la vie la mènera.

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