Billydéki | Un premier roman pour Sonia Perron

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La vie d’un jeune garçon autochtone dans un pensionnat dans les années 40 est au cœur du premier roman de la réalisatrice de Radio-Canada au Saguenay–Lac-Saint-Jean, Sonia Perron. Billydéki sera lancé le 21 février à la bibliothèque d’Arvida.

L’habituée de la nouvelle n’avait jamais pensé être auteure, c’est à la suite d’une rencontre bien particulière qu’est apparue cette «petite étincelle dans son être».

«Au début des années 1994-1995, j’étais journaliste pour une émission qui s’appelait Nation et puis je me suis retrouvée dans une réserve. Un homme autochtone, après plusieurs jours de travail à échanger et à avoir du plaisir, m’a donné une lettre qui racontait son histoire et il m’a dit de la lire plus tard», raconte Mme Perron.

C’est ainsi que l’ancienne journaliste s’est lancée dans la recherche des peuples autochtones. Au courant de la même période, plusieurs reportages ont été publié à ce sujet. Documentations de la GRC et de la Commission royale des peuples autochtones ont été pour elle des outils durant ce processus.

«Je veux que les gens les connaissent pour qu’ils comprennent mieux nos copains qui sont à côté», élabore Sonia Perron. Elle précise qu’il n’est pas possible de connaitre ce peuple si on n’a pas conscience de l’ensemble de son histoire.

Le roman, qu’elle catégorise de drame, laisse place entre les personnages à un certain brin d’humour et d’humanité. Le processus d’écriture du roman a pris quatre ans à l’auteure.  C’est à la suite de deux premiers refus d’éditeurs, qu’elle s’est retroussée les manches et a retravaillé certains passages. Ce sont les Éditions Fides qui l’ont rappelée, moins d’une semaine après. «Je ne sais pas comment l’éditeur l’a eu dans les mains, mais le manuscrit s’est rendu à lui et il l’a lu la même journée. Le lendemain matin, il m’a recontactée, il voulait me parler avant son départ en vacances»,  mentionne l’auteure.

 

 

 

 

 

 

 

 

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