mercredi , 5 octobre 2022

Résidence à la bibliothèque d’Arvida | Un défi pour Sophie Torris

Sophie Torris sera à la Bibliothèque d’Arvida dès le 20 mars.

Sophie Torris, une professeure de théâtre au primaire et chargée de cours à l’UQAC devra, en deux mois, relever le défi de livrer un conte jeunesse dans le cadre de la première résidence de création littéraire à la bibliothèque d’Arvida.

Très excitée, mais aussi très fébrile à l’idée de ce projet, Mme Torris se réjouit de cette initiative. «Avant tout, c’est la rencontre avec le personnel, les usagers, les plus jeunes comme les moins jeunes. Je pense aussi que c’est quelque chose qui va aider à promouvoir la langue française», a expliqué l’enseignante.

Originaire de France et établie à Chicoutimi depuis 1996, Mme Torris devra rédiger une histoire pour enfants de 1200 à 1500 mots en l’espace de huit semaines à compter du 20 mars. Sophie Torris devra donc passer au moins 15 heures par semaine à la bibliothèque. De plus, elle animera et participera à des activités culturelles organisées au sein de l’établissement dans l’objectif de raconter l’histoire d’Arvida et le fruit de ses rencontres avec les usagers.

Passionnée de l’écriture et des enfants, Mme Torris n’aurait pas pu demander mieux. «Ce défi, ça me correspond bien, ça vient chercher des atouts chez moi», a-t-elle fait savoir.

Celle qui fait partie de l’Association professionnelle des écrivains de la Sagamie souhaite se nourrir des anecdotes des usagers de la bibliothèque. «Ma pratique d’auteure est collaborative, soit avec les enfants pour l’écriture de pièces de théâtre ou par correspondance avec des écrivains», a-t-elle précis.

Pour l’instant, Mme Torris songe toujours à la direction que prendra son conte jeunesse. Toutefois, elle ne craint pas le syndrome de la page blanche, mais plutôt les sollicitations nombreuses. «Je vais peut-être devoir trier parmi toutes les richesses qui se présenteront à moi», a-t-elle nuancé.

Alors que Mme Torris s’investit principalement dans des projets ponctuels, la résidence lui permet de bien concilier l’ensemble de son horaire.

Sophie Torris a été la seule candidate à répondre à tous les critères de sélection. «Nous avions reçu deux candidatures, mais l’autre personne a été exclue parce qu’elle venait de Montréal alors que la résidence de création littéraire s’adressait uniquement à des écrivains professionnels de la région», a relaté la conseillère aux communications de Saguenay, Nathalie Gagnon.

À propos de Maïka Lammequin

Une peau légèrement foncée, des cheveux frisés noirs et un accent québécois; s'agirait-il de la nouvelle Québécoise typique? Maïka Lammequin pourrait bien l'être. Née à Montréal, cette jeune métisse a grandi auprès de son père québécois et de sa mère haïtienne. Il faut bien noter que Céline Dion se retrouve sur sa playlist de musique depuis qu'elle a 10 ans et que I Love You Anne est, pour elle, un incontournable du cinéma haïtien. C'est le théâtre qui brise la coquille timide dans laquelle Maïka se trouvait depuis le primaire. Au secondaire, elle a enchainé, année après année, les pièces de théâtre. Entre les répliques, Maïka s'ancrait sur terre grâce à la photographie. Un portrait par-ci, un portrait par-là auquel se mariait de la poésie de son cru. C'est l'amour de l'écriture et sa curiosité qui la mène au journalisme. Pour La Pige, elle couvre régulièrement des sujets culturels, mais s'intéresse également au communautaire, à l'éducation et à l'économie. La Montréalaise qui rêve d'avoir sa propre série télé, mijote un projet d'écriture qui, selon elle, mettra en lumière la diversité ethnique présente au Québec. Maïka envisage de poursuivre des études universitaires en écriture de scénario et création littéraire.

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