Conférence dans le cadre de la Journée d’appui pour les proches aidants d’aînés | Le don de soi, c’est aussi d’accepter de recevoir

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Soutenir ses proches dans la maladie, mais aussi accepter de se laisser soutenir. Voilà le message qu’ont passé Éric Pilote et France Sirois, conférenciers qui se sont adressés aux 150 personnes présentes mercredi à la Journée d’appui pour les proches aidants d’aînés.

Louise Portal et le directeur général de la Journée de l’appui des proches aidants d’aînés, Steve Ménard.

Selon des données issues du portrait démographique des proches aidants du Québec, le tiers des proches aidants ne sont même pas conscients de l’être.

«Souvent on entend: Non, mais c’est normal que je l’aide, je suis sa fille», a donné en exemple France Sirois.

Il y a toutefois un risque à devenir ce «donneur». Il faut d’abord et avant tout ne pas s’oublier et il faut également être conscient de l’angle mort du don.

Éric Pilote explique l’angle mort du don comme étant que l’on oublie parfois à la personne que l’on va aider, de lui permettre de donner en retour. «Si on met l’accent sur soi comme donneur exclusivement, le don peut devenir lourd pour l’autre si on ne lui permet pas de donner lui aussi à son tour.

«Dans le don, il ne faut jamais oublier qu’il se trouve le retour», complète France Sirois.

Des mots pour accompagner

Dans le cadre de la Semaine nationale des proches aidants, des activités ont été mises en place un peu partout au Québec. Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, l’hôtel Delta de Jonquière accueillait la présidente d’honneur, Louise Portal, qui dit se sentir privilégiée d’avoir pu débuter cette journée. «Le thème de la journée c’était des mots pour soi et pour les autres, alors j’ai essayé de raconter comment moi à travers les mots j’ai pu accompagner beaucoup de gens», raconte-t-elle.

Louise Portal rappelle d’ailleurs l’importance de prendre soin de soi, malgré le fait que l’on prend soin des autres. «Il ne faut pas vous oublier vous-même madame», rappelle-t-elle gentiment à une dame venue faire la file lors de la séance de dédicaces de ses livres.

«Il y a des limites qu’il ne faut pas franchir, si on aide quelqu’un, il se peut que nous-mêmes nous ayons besoin d’aide. Souvent on mène un combat contre ce qui se passe, alors que si on l’accueille on peut plus facilement intégrer la situation difficile à traverser en tant que proche aidant», explique-t-elle.

Prendre soin des autres, c’est aussi prendre soin de soi, c’est ce que L’Appui des proches aidants d’aînés tente de faire passer comme message grâce aux 17 Appuis régionaux. L’info-aidant est l’un des services qui sont justement offerts pour guider les proches aidants, leur entourage, les intervenants et les professionnels de la santé.

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