Collecter des soutiens-gorge pour lutter contre le cancer

Marie-Luce Desgagné a déjà récolté plus de 560 soutiens-gorge.

Marie-Luce Desgagné collecte des soutiens-gorge afin d’aider à la recherche contre le cancer du sein. Elle veut dépasser les 580 brassières qu’elle a récoltées l’an dernier, car pour chaque soutien-gorge 1$ est investi dans la recherche.

Marie-Luce Desgagné a été touchée indirectement par le cancer du sein. «Trois de mes amies ont été diagnostiquées quasiment dans le même mois. Ça m’a donné envie de faire quelque chose pour la recherche.»

La campagne «Osez le donner» s’est tenue pour une 12e année consécutive en mai dernier. En partenariat avec la Vie en rose, Rouge FM et Certex, la Fondation du cancer du sein du Québec invite la population à faire don d’un soutien-gorge afin d’amasser des fonds pour la cause.

Les soutiens-gorge recueillis dans le cadre de l’opération «Osez le donner» sont offerts à Certex, une organisation à but non lucratif active depuis plus de 25 ans dans le domaine de la valorisation et de la récupération du textile usagé. Les soutiens-gorge sont vendus à prix modique à la friperie de Certex, Fripeshop, ou redistribués dans des pays en voie de développement, peut-on lire sur le site de Certex.

L’argent amassé finance le Programme Accès-recherche qui permet à un plus grand nombre de personnes touchées par le cancer du sein d’avoir accès aux protocoles de recherche clinique, et ce partout à travers le Québec.

Les collectes réalisées par des bénévoles comme Marie-Luce ont permis d’amasser 219 000$ en 2019.

Une collecte pleine d’ambition

Pour sa deuxième année de collecte, Mme Desgagné est ambitieuse. «Si je dépasse ma récolte de l’an dernier, je serai la plus heureuse du monde. L’an dernier, je m’étais fixé l’objectif de 75. J’ai atteint finalement 580. C’est aussi une manière de se dépasser car voir en 2019 des mères, des sœurs, des filles qui meurent du cancer du sein, c’est triste.» Ce n’est que le début mais Mme Desgagné en est déjà à 560 soutiens-gorge alors que la campagne 2020 ne devrait commencer qu’en mai et se finir en juin.

Mme Desgagné peut collecter des soutiens-gorge partout au Saguenay-Lac-Saint-Jean. «Je réside à Chicoutimi, j’ai un point de chute à Dolbeau-Mistassini, un à Jonquière et j’en cherche un à La Baie.»

Le cancer du sein est la forme de cancer la plus répandue chez les femmes. La vice-présidente du secteur Investissements et promotion de la santé à la FCSQ, Jida El Hajjar, explique que chaque année, 6500 femmes sont diagnostiquées pour un cancer du sein. «Une femme sur huit va le développer dans sa vie et une femme sur 31 qui va en mourir.»

La Fondation du cancer du sein du Québec

La Fondation célèbre ses 25 ans en pouvant se targuer d’avoir investi plus de 50 M$ dans cette lutte qui n’est pas finie. «Plusieurs combats sont à mener comme améliorer les temps de diagnostics, la prise en charge des patientes atteintes du cancer du sein métastatique (stade élevé du cancer) où les chances de survies sont faibles et la précarité financière qui résulte de l’impossibilité des patientes de continuer de travailler», souligne Mme El Hajjar.

La Fondation rappelle qu’il est recommandé de faire une mammographie chaque deux ans pour les tranches d’âge de 50 à 69 ans, d’être vigilante sur les symptômes pouvant apparaître comme des bosses ou douleurs et de consulter au moindre doute.

Il est possible de contacter Marie-Luce Desgagné via son compte personnel Facebook pour l’aider dans sa quête.

 

À propos de Pascal Gaxet

Pascal nous vient du vieux continent! Il a quitté ses contrées sudistes en France où le climat est chaud et tempéré et a traversé l'atlantique pour braver le froid saguenéen. Tout ce périple pour réaliser son désir de s'intégrer au monde du journalisme. Il fait donc partie de cette classe sociale que l'on appelle «les maudits Français». Il y a fort à parier que vous ne le maudirez pas, mais sa maturité et son sens de la répartie vous séduiront. Ouvert d'esprit, il s'intéresse plus aux autres qu'à lui-même. Il sait déjà que la meilleure façon de recevoir, c'est d'abord de donner. Le métier de journaliste lui sied à merveille, car le journalisme c'est savoir s'effacer pour mettre en valeur l'autre. Une première expérience estivale dans le salle de rédaction du Quotidien l'a conforté dans ce choix. Dans un coin de sa tête, il espère devenir journaliste spécialisé dans les domaines qu'il aime comme le sport (soccer) ou l'actualité mondiale, mais reste ouvert à tous les secteurs. Cette dernière année dans le programme Journalisme sera l'occasion de se pratiquer encore plus et d'assouvir sa soif de nouvelles jamais rassasiée.

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