Qu’est-ce qu’une coopérative?

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Partie prenante de l’économie depuis bien longtemps, mais encore méconnu par une grande partie de la population, le modèle d’affaires coopératif est présent partout dans la province. Comment se différencie-t-il de toute autre formule d’entreprises et quels sont les avantages de l’adopter? 

Selon le Conseil québécois de la coopération et de la mutualité (CQCM), on compte plus de 3 000 coopératives au Québec. Malgré la présence croissante des coopératives, une certaine incompréhension de ce modèle d’affaires persiste. «À la base, nous pouvons définir ce système comme un groupe de personnes qui se rassemblent pour financer un besoin commun», a expliqué la conseillère en développement coopératif de la Coopérative de développement régional du Québec (CDRQ), Hélène Boily.  

Différente des autres modèles d’affaires

Ce qui dissocie grandement la coopérative des autres formules économiques, ce sont les valeurs promues dans le modèle. «Il y a plus de transparence dans les décisions et souvent le développement durable est davantage mis de l’avant», a expliqué la directrice des communications et affaires publiques du CQCM, Marie-Josée Paquette. La coopération, la solidarité ainsi que l’implication de la communauté sont des aspects prioritaires. «Tout le monde peut travailler ensemble et c’est plus facile se séparer les tâches», a mentionné Mme Boily. 

À l’inverse, une entreprise privée a pour but premier de rapporter des bénéfices à ses actionnaires. L’entreprise appartient à un petit nombre d’individus. 

Selon un sondage Léger de février 2017 intitulé «Les milléniaux québécois et les valeurs coopératives», 61% des milléniaux seraient intéressés à travailler dans une coopérative. Cette statistique s’explique grâce aux valeurs prônées par le modèle d’affaires coopératif qui se collent beaucoup à la pensée de cette génération. 

«Malgré cela, les coopératives demeurent très méconnues chez les jeunes. Souvent, on n’enseigne pas ce modèle dans les cours d’administration à l’école même si c’est un modèle qui est très intéressant pour stimuler l’économie», a ajouté Mme Paquette.

Transition vers la coopérative

Ce qui est intéressant avec le système de coopérative, c’est qu’il peut donner un second souffle aux autres formules qui n’ont pas nécessairement fonctionné dans d’autres contextes économiques. On voit fréquemment des transitions d’entreprises d’un modèle d’actionnariat à une formule de coopérative.

Desjardins, une coopérative qui a énormément d’importance au Québec.

Dans la région, on peut penser au journal Le Quotidien qui a choisi cette solution afin d’assurer la pérennité de sa compagnie. «C’est un secteur d’activités qui ne cesse de croître et d’évoluer. On peut simplement penser à Desjardins, l’entreprise n’a cessé de grandir. C’est prouvé, la durabilité dans un système corporatif est deux fois plus grande que dans les autres types d’entreprises», a mentionné Mme Paquette. 

Par contre, comme l’a expliqué Hélène Boily, il ne faut pas voir les coopératives comme une solution «baguette magique». Il faut que le contexte soit favorable à la création ou l’instauration d’une coopérative.

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