Fromagerie Boivin : la pandémie perturbe le recrutement

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Malgré la pandémie, il y plusieurs projets en cours à la fromagerie.
Photo : Cloé Hudon

Alors que la Fromagerie Boivin a l’habitude de recruter à l’étranger, la pandémie et l’incertitude qu’elle soulève la force à se questionner sur son processus d’embauche.

Depuis déjà quelques années, la fromagerie travaille avec des agences d’immigration pour embaucher des travailleurs étrangers. Au début de la pandémie, six d’entre eux ont plié bagage en raison de la baisse des ventes et sont allés retrouver leur famille.

« Les processus pour embaucher à l’étranger sont assez longs alors on doit le prévoir un an d’avance. La pandémie nous affecte c’est évident. Allons-nous enclencher des démarches pour engager des travailleurs étrangers pour dans un an? Je ne sais pas », confirme le directeur général, Luc Boivin. Il avait enclenché un processus pour recruter des travailleurs philippins mais il l’a mis sur pause. Selon lui, la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean est plus touchée que les autres parce que l’accueil des immigrants n’est pas adapté et ne se fait pas adéquatement dans les régions ressources. À son avis, c’est plus approprié pour les grands centres explique Monsieur Boivin.

Manque main-d’œuvre régionale

 Si la Fromagerie Boivin doit se tourner vers l’immigration, c’est parce qu’elle peine à recruter localement.  La compagnie investit davantage d’argent dans la publicité d’embauche que dans ses campagnes de promotion. Même si la fromagerie a trouvé des solutions, comme embaucher des étudiants en provenance de l’étranger, ce n’est pas suffisant. Dans l’usine, en date du 24 septembre, il manquait neuf employés sur le plancher.

Malgré la période actuelle et le manque de personnel, les autres projets de la fromagerie vont bon train.   On prévoit continuer d’investir dans les projets à l’extérieur de la région tels que la Fromagerie Lemaire et le maintien des infrastructures.

 

 

 

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