Brimer les droits d’auteur sans le savoir

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Les artistes en arts visuels éprouvent des difficultés alors que l’ère numérique bat son plein en temps de pandémie. Cette réalité engendre de nouvelles problématiques pour les créateurs, telles que la gestion des droits d’auteur quant aux œuvres diffusées sur le Web. Les gens ont souvent tendance à croire que ce qui se retrouve dans les écrans est libre à tous et gratuit. Toutefois, ce n’est pas le cas et ce sont les artistes professionnels qui écopent de cette ignorance.

Les œuvres trouvées sur le Web ont toutes un droit d’auteur, à moins qu’il ne soit indiqué qu’elle soit libre de droit. À ce moment, l’utilisateur peut en faire ce qu’il désire, sans devoir demander la permission. Photo : Rosie St-André

Comme mentionné dans le texte du journaliste Philippe Chabot dans cette édition, tout le monde possède le droit d’auteur sur sa création, autant les amateurs que les professionnels. Chez ces derniers qui ne roulent pas sur l’or, ces droits représentent des revenus importants. En prenant conscience de cette réalité, il faut également se rappeler que le travail derrière une œuvre reste le même, qu’elle soit affichée au musée ou diffusée en virtuel. En d’autres mots, la création mérite d’être reconnue à sa juste valeur, peu importe sa méthode de diffusion.

Incompréhension et manque d’éducation

Le manque de contrôle de l’infini du Web a des conséquences sur le travail des artistes. Il devient désormais plus difficile de garder la propriété intellectuelle de leurs œuvres mises en ligne. Du côté des utilisateurs, on pourrait penser que l’interdiction de reproduire ou d’utiliser des œuvres originales comme bon lui semble soit une notion acquise. Cependant, il y a un manque de connaissances flagrant à cet égard.

La confusion et l’ignorance à ce sujet engendrent des actions qui n’ont pas lieu d’être. Par exemple, l’utilisation partielle d’une œuvre originale appartenant à autrui peut sembler acceptable, puisqu’il ne s’agit pas de copie directe faite en intégralité. Toutefois, la personne qui désire le faire doit payer l’artiste ou du moins, lui en faire la demande.

La loi sur les droits d’auteur n’est pas encore adaptée au contenu numérique officiellement. C’est donc dire qu’il existe une incompréhension partagée ne facilitant pas la protection du droit d’auteur des artistes. Alors que l’Internet bat son plein, il serait temps que le gouvernement mette cette loi à jour afin de permettre aux artistes de partager leurs œuvres tout en étant assuré de garder leur propriété.

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