Traquer les voleurs grâce aux caméras de surveillance

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Lorsqu’Alexandre Bédard est devenu propriétaire de La Nuit des Temps, il s’est équipé de caméras de surveillance de haute qualité. (Photo Jasmine Jacques)

Grâce à ses caméras de surveillance et à celles d’autres commerces à proximité, le propriétaire du bar La Nuit des Temps de Chicoutimi, Alexandre Bédard, a pu retrouver l’individu qui le volait.

Le voleur s’était approché du bar et avait profité de l’absence d’un employé, préposé à l’accueil, pour voler des iPods qui servaient à scanner les codes QR.

 Plusieurs situations semblables ont eu lieu dans le bar, dont le vol de bouteilles d’alcool fort et du vandalisme.

Lorsque des crimes sont commis dans son bar, Alexandre Bédard préfère les dénoncer sur les réseaux sociaux que d’avertir la police. La page Facebook compte plus de 5 000 abonnés.

« Lorsqu’on publie le visage d’une personne, aucun nom n’est divulgué. Ce n’est pas du tout pour se venger. On se sert de notre visibilité pour simplement avertir les autres commerçants et prévenir les clients si jamais ils veulent s’essayer. […] Quand on publie, c’est parce que le crime a été commis. […] Je crois que tout le monde a droit à une seconde chance et c’est la raison pour laquelle je n’avertis pas les policiers. Par contre, on porte plainte si la personne a un comportement agressif ou qu’elle ne veut pas coopérer », a expliqué M. Bédard.

Même si la police n’est pas impliquée, il y a tout de même des conséquences. Pour les crimes commis au club La Nuit des Temps, c’est l’exclusion du bar ainsi que de tous ceux à proximité sur la rue Racine.

« Les gens s’essaient de plus en plus, mais on est très à l’affut. Lorsque ce sont des gens en situation d’itinérance, on essaie d’avoir un regard plus empathique », a-t-il mentionné.

Malgré le fait que dénoncer sur les réseaux sociaux soit une technique rapide et efficace, les corps policiers préfèrent tout de même être avisés.

« Dénoncer sur les réseaux sociaux est un bon moyen pour faire de la prévention rapidement, mais il est préférable d’aviser tout de même les policiers », a souligné le porte-parole de la Sûreté du Québec, Hugues Beaulieu.

Les pages à potins sur Facebook sont des endroits où il est possible de retrouver des publications de dénonciation.

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