Violence conjugale et itinérance : une étude éclaire la situation

Plusieurs partenaires ont participé au projet piloté par Catherine Flynn, dont 17 tables régionales du réseau de groupes de femmes du Québec. Photo : Rosie St-André

Ce sont 46 femmes ayant vécu de la violence conjugale et une situation d’itinérance qui ont eu le courage de partager leur récit de vie dans le cadre d’une étude réalisée par la professeure-chercheuse de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), Catherine Flynn. Grâce à ces témoignages, la violence institutionnelle a été mise en lumière. 

C’est entre autres en concertation avec le ministère de Santé et des Services sociaux que cette étude a été effectuéeLors d’un Zoom organisé par l’UQAC tenu lundi midi, le rapport a pu être discuté par Mme Flynn et l’un de ses partenaires-chercheurs, l’organisme féministe de liaison et de transferts de connaissances Relais-Femmes. 

Selon les conclusions de l’étude, la situation d’itinérance de ces femmes s’explique par le manque de compréhension envers leur condition par le système de justiceIl a tendance à mettre à l’avant-plan les problèmes de consommation et de santé mentale en dépit de la violence subie. Cette réalité entraîne des conséquences importantes sur leur parcours. 

« Souvent, ces femmes sont déjà dans des situations précaires. Lorsqu’en plus, on leur enlève la garde des enfants, elles perdent l’allocation familiale qui est une partie importante de leurs revenus, ce qui fait en sorte qu’elles se retrouvent à la rue en raison d’un appauvrissement important », explique la coordonnatrice de l’étude. Des 46 femmes qui en ont fait l’objet, 39 d’entre elles ont un ou des enfants. 

« Il faut faire éclater les silos et les catégories. On doit voir les différentes réalités et le vécu de chacune des femmes avec un processus d’analyse qui leur est propre », énonce la coordonnatrice de projets de Relais-Femmes, Josiane Maheu. 

 La prochaine étape du projet est de dresser huit portraits des régions dans lesquelles l’étude a été réalisée. Mme Maheu espère qu’il y aura un impact autant au sein d’institutions politiques que dans la mentalité de la population. « Notre souhait est que chaque terme ouvre un peu plus les esprits », rapporte-t-elle. 

Une situation qui sort de l’ombre 

Initialement, la commande était de toucher à plusieurs groupes de femmestels que les immigrantes et celles qui font partie de la communauté LGBTQIA2+. En réalisant l’étude, les chercheuses ont pu se pencher sur un autre angle : celles vivant avec une situation de handicap. 

 « Ce sont 17 des femmes impliquées dans l’étude qui ont vécu ce type de situation. Le projet ne les visait pas spécifiquement au départ, mais elles nous ont permis d’analyser leur récit, leur histoire plus insidieuse et différenteémet l’étudiante-chercheuse à l’UQAC, Julie Godin. Les violences qu’elles ont vécues étaient basées sur certaines de leurs incapacités. » 

À propos de Rosie St-André

Autant elle est énergique et expressive, autant Rosie St-André est une jeune femme organisée pour qui le souci d’un travail bien fait est important. Originaire de Joliette dans Lanaudière, les communications la passionnent depuis son jeune âge. En effet, les caméras et les micros ne lui font pas peur : elle possède une chaîne Youtube depuis l’âge de 13 ans. Au secondaire, elle a également eu la chance de co-animer une émission de radio à la station de sa ville, le M103,5. Avec plus d’une corde à son arc, Rosie veut continuer de découvrir toutes les facettes du monde des médias. Les sujets d’actualité la font vibrer et lui donnent envie d’en apprendre toujours plus sur le monde dans lequel on vit. Que ce soit la politique, la culture, l’environnement ou les faits divers, elle est toujours allumée par ce qui lui est proposé. Son but en tant que journaliste ? Informer la société sur les différents enjeux qui l’entourent tout en donnant une voix aux citoyens.

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