samedi , 26 novembre 2022

Après 25 ans, le théâtre CRI change de directrice

Ce sont les comédiens du Théâtre CRI qui ont défilé devant la quarantaine de personnes présentes (Photo : Jeanne Trépanier).

 

Le 25e anniversaire du Théâtre CRI (Centre de recherche et d’interprétation) a été souligné par le départ de la cofondatrice de l’organisation, Guylaine Rivard, et par la présentation des deux nouvelles codirectrices artistiques qui prendront sa place. Émilie Gilbert-Gagnon et Marilyne Renaud voient ce changement comme une opportunité de remettre le théâtre au goût du jour, notamment en allant chercher les plus jeunes.

« Avec des nouvelles formes, dont la vidéo, peut-être que des explorations théâtrales toucheront plus au numérique, même si le jeu d’acteur va toujours rester au centre de notre recherche. J’ai l’impression qu’avec Émilie et Maryline, le théâtre va continuer d’évoluer », souligne Mme Rivard.

En effet, pour Marilyne Renaud, bachelière en arts à l’Université du Québec à Chicoutimi, l’acquisition de ce poste marque un virage important dans sa carrière. « Quand je suis sortie de l’université, ma première expérience professionnelle, ça a été au Théâtre CRI. J’ai déjà l’impression d’avoir grandi avec le CRI. De revenir, avec une certaine maturité par rapport à qui j’étais au départ, et de voir que je pourrai m’exprimer à travers cette compagnie-là, c’est un énorme cadeau. »

La soirée a été réalisée en collaboration entre les trois femmes, qui ont mis sur pied un défilé permettant de remonter dans le temps avec des costumes rappelant les précédentes productions du théâtre.

« C’est énorme pour moi. C’est 25 ans de vie parce que c’est une compagnie que j’ai créée avec mon conjoint. Mes filles ont grandi avec cette compagnie-là. […] Ça a été extrêmement de recherche, de découvertes artistiques, mais aussi de découvertes d’humains exceptionnels, explique celle qui laisse sa place à Émilie Gilbert-Gagnon et Marilyne Renaud. Pour moi, c’est extraordinaire d’avoir une relève. Deux belles femmes, jeunes, pleines de promesses.

Le président du conseil d’administration du Théâtre CRI François Tremblay ajoute que « la dernière année a été charnière et a représenté un pas majeur dans l’histoire du CRI. Tous les membres de l’organisation ont fait une grosse démarche de réflexion stratégique. Ça a permis de faire le point sur le CRI et d’évaluer la grandeur de ce qu’on a entre les mains, et ce qu’on va en faire. »

L’avenir du Théâtre CRI

Pour les deux codirectrices artistiques, il était primordial de mettre leur touche personnelle à l’organisation, tout en conservant les bases. « On a envie de se renouveler en retournant dans les racines du CRI, de s’inspirer du passé, d’où est né le CRI, et de s’appuyer là-dessus, parce que les bases de la mission sont encore très importantes pour le milieu théâtral régional, » souligne Marilyne, qui admire le travail réalisé par Guylaine Rivard dans les dernières années.

« Guylaine, c’est ma maman théâtrale. C’est celle qui m’a donné ma première chance, celle qui a cru en moi, qui a vu en moi une artiste, mon unicité et ma capacité de créer. Je lui dois énormément ».

Marilyne Renaud et Guylaine Rivard ont présenté un numéro illustrant le legs du rôle de directrice artistique (Photo : Jeanne Trépanier).

 

L’implication de Yannick Gagnon

Le député de Jonquière à l’Assemblée nationale Yannick Gagnon était présent à titre de président de l’évènement. « C’est mon premier engagement culturel et ça ne me rend pas indifférent. […] Je trouve ça primordial, la culture, et le Théâtre CRI est une fierté jonquiéroise depuis 25 ans, et 25 ans c’est bien, mais quand je vois la relève, je vois les 50,75, 100 ans. Longue vie au Théâtre CRI ! »

À propos de Jeanne Trépanier

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Ayant grandi dans la petite municipalité de Danville en Estrie, Jeanne Trépanier y a développé un intérêt pour le journalisme. Découvrant ATM en 2020, sa première année dans la technique a confirmé cet intérêt. C’était SA vocation. Passionnée de criminologie et désirant s’impliquer dans le mouvement féministe, Jeanne compte poursuivre son parcours académique à l’université dans l’ultime but de devenir journaliste d’enquête. Pour ce faire, elle se dévoue à la tâche, s’impliquant notamment dans le journal étudiant La Cerise en plus de faire un court passage dans le journal web Estrie Plus. Son aisance, tant dans l’écriture que devant la caméra, fait de Jeanne une journaliste accomplie. Sociale, réfléchie et très rigoureuse, elle désire apporter ces qualités avec elle dans les grandes métropoles afin d’y découvrir un aspect du journalisme qu’elle n’a pas encore eu la chance d’explorer. Avec sa fine plume et une détermination sans pareil, cette passionnée de voyages et de danse saura captiver son auditoire!

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