COVID longue : une seule aide médicale

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cliniques externes
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La clinique externe du docteur Jourdan se situe à l’hôpital de Chicoutimi. (Photo : Théa Ribault)

 

Le microbiologiste Dr Guillaume Jourdan a mis en place une clinique externe à l’hôpital de Chicoutimi pour les patients atteints de la COVID longue. C’est la seule du Saguenay-Lac-Saint-Jean, et le docteur Jourdan est l’unique professionnel de santé qui la compose.

À l’instar des cliniques post-COVID de Montréal et Sherbrooke, le Dr Jourdan a voulu mettre sur pied une clinique au Saguenay. « Au mois d’octobre 2020, j’ai commencé à faire les démarches pour essayer d’implanter quelque chose dans la région, et je me suis fait dire assez rapidement par le CIUSSS qu’il n’y avait pas de ressources. Ça veut dire, aucun support pour la prise de rendez-vous, aucun support des locaux, aucune infirmière, rien. Rien pour mettre sur pied une clinique au Saguenay », explique le microbiologiste.

Tout ce que le Dr Jourdan a pu faire, c’est mettre en place une clinique externe qui fonctionne par référencement du médecin de famille. Il consacre une demi-journée par semaine à des patients touchés par la COVID longue. Le microbiologiste s’occupe d’une cinquantaine de cas en dehors de sa profession, mais assure qu’il y en a beaucoup plus dans la région dont il ne peut s’occuper seul.

Le manque de ressources et de moyens, c’est ce que déplorent le plus les personnes atteintes du syndrome de la COVID longue, qui ne savent pas vers qui se tourner pour avoir des réponses. « On m’a refusé certains examens médicaux que j’avais envie de faire parce que ceux que j’avais déjà fait ne révélaient aucune anomalie. J’aurais souhaité un accompagnement, j’aurais aimé qu’on m’écoute », confie Johann Hamel, un père de famille atteint de la COVID longue.

Comment aider ?

La clinique du Dr Jourdan est une solution pour avoir un suivi et être capable de consulter un professionnel au Saguenay. Sinon, les alternatives sont les projets de recherche pour aider les médecins à avancer sur la question, ainsi que les consultations à distance. Par exemple, plusieurs cliniques privées sont associées au projet de recherche du chercheur Simon Décary, en Estrie.

Stéphanie Bellefleur, une médecin urgentiste atteinte de la COVID longue côtoie ces établissements. « D’abord on est évalués pour connaître nos besoins, puis on a le droit à des rencontres d’une heure par Teams à la fréquence qu’on veut, affirme-t-elle. Ce que j’aime dans ce programme, c’est que ce chercheur-là est à l’affût de toutes les nouveautés dans le domaine de la COVID longue. Donc je me dis que s’il y a quelque chose de nouveau à savoir, une approche particulière qui peut m’aider, je pense qu’il va être au courant plus rapidement que si je vais voir un ergothérapeute ici, au Saguenay, qui n’est pas expert dans le domaine. »

À l’heure actuelle, aucun traitement concret n’existe pour soigner le syndrome de la COVID longue. Les gens atteints ne peuvent compter que sur le temps et l’avancement des recherches médicales pour espérer guérir complètement.

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