Passeport vaccinal : l’intention derrière l’enquête

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Le samedi 25 septembre, sept journalistes de La Pige se sont rendus dans autant de restaurants de Saguenay afin de voir si les mesures sanitaires y étaient respectées, en particulier la demande du passeport vaccinal. Situés à Jonquière et Chicoutimi, ces établissements présentent le même genre de profil : petits, ne font pas partie d’une chaîne, fréquentés par des habitués. 

Instauré de façon préliminaire le 1er septembre, le passeport vaccinal est devenu obligatoire le 15 septembre pour accéder à différents endroits, dont les restaurants. Dans cette optique, La Pige a voulu savoir si les restaurateurs respectaient ou non les mesures imposées. 

Au total, cinq établissements ont été visités dans l’arrondissement de Jonquière et deux dans celui de Chicoutimi.

Les journalistes qui ont participé à l’enquête se sont présentés dans ces restaurants comme des clients réguliers. Ils y ont mangé et sont restés en moyenne une heure sur place, afin de pouvoir noter leurs observations sur le masque, le lavage de mains, le comportement des employés et bien évidemment, le passeport vaccinal. 

Mais avant de se lancer, l’équipe de l’enquête a établi une base de questions communes à se poser, une fois sur place.

Demande-t-on le passeport vaccinal et une pièce d’identité avec photo, conformément à la loi? Est-ce qu’un registre permet de recueillir les noms et les numéros de téléphone des clients? Les habitués reçoivent-ils des passe-droits à leur arrivée? Les employés et la clientèle portent-ils bien leur masque lorsqu’ils se déplacent? Si leur masque est mal enfilé, est-ce que les gens se font avertir?

Un restaurant à déjeuner de Jonquière ne demandait pas le passeport vaccinal ni de pièce d’identité à l’arrivée des clients, le jour de l’enquête. (Photo William Thériault)

Lorsqu’il était possible de le faire, les journalistes de La Pige ont aussi discuté avec les propriétaires de ces casse-croûtes et de ces cafés pour connaître leur avis sur l’imposition du passeport vaccinal pour les activités « non-essentielles ». Ils se sont alors présentés comme journalistes et leur ont spécifié qu’ils travaillaient sur un dossier traitant de ce sujet.

L’intention derrière l’enquête, c’était d’abord de savoir s’il y avait des contrevenants à la loi, et ensuite de comprendre ce qui pousse ou non les restaurateurs à la respecter. 

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