Virus respiratoire : les urgences et les cliniques de pédiatrie débordent

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Le virus respiratoire syncytial (VRS), un virus courant qui infecte les voies respiratoires et les poumons, frappe plus tôt et plus considérablement cette année. Les cas se multiplient depuis la fin de l’été, en particulier chez les enfants en bas âge, alors qu’ils font habituellement leur apparition vers octobre et même novembre.

Le CIUSS du Saguenay-Lac-Saint-Jean a dû ajouter trois lits au département de la pédiatrie de l’hôpital de Chicoutimi pour répondre à l’importante demande dans ce département en raison du VRS. « Ce n’est pas rare qu’on doive ajouter des lits en pédiatrie, mais ce n’est pas courant non plus. Disons que ça n’arrive pas chaque année », a affirmé son agente d’information, Amélie Gourde.

La présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), Julie Bouchard, a confirmé que le VRS est problématique en ce moment dans l’ensemble des hôpitaux de la région. « On voit une augmentation importante des consultations à l’urgence. En plus, les enfants sont très malades, donc on voit aussi une augmentation des hospitalisations, puisqu’ils ont besoin d’avoir des traitements en inhalothérapie. »

Le VRS comporte beaucoup de symptômes semblables à ceux du rhume, comme l’écoulement nasal, la fièvre et la toux. Beaucoup de personnes développent par la suite des otites, des bronchites et des pneumonies, en raison de ce virus. Photo: Katya D’Amour

« En plein mois de septembre, je ne m’attendais pas à devoir consulter pour ça », s’est exclamée une mère de trois enfants, Élizabeth Tally, qui a dû aller deux fois à l’urgence pour deux de ses enfants en raison du VRS. Sur place, elle a remarqué une forte présence d’enfants et de poussettes. « On entendait même de la bouche du personnel qu’il y avait beaucoup d’hospitalisations et que ça devenait un enjeu de savoir où placer les lits et les enfants », poursuit-elle.

Selon Amélie Gourde, cette situation peut être liée au déconfinement. « Avant, les enfants étaient plus en bulle, avec les mêmes personnes. Avec la rentrée scolaire et des garderies, il y a plus d’échanges de microbes. Certains enfants ont peut-être aussi un système immunitaire affaibli, puisqu’il n’a pas été sollicité fortement pendant une longue période. Cet avis est également partagé par la FIQ. Des éclosions de VRS sont d’ailleurs confirmées dans quelques écoles primaires et garderies de la région.

Les nombreux cas de VRS se font également sentir jusque dans les pharmacies. « Les tablettes étaient vides! J’ai fait deux ou trois pharmacies pour trouver des médicaments pour mes enfants », a déclaré la mère, Élizabeth Tally, qui qualifie cette situation « d’assez particulière. » Quelques pharmaciennes ont aussi confirmé que certains antibiotiques ne sont plus en vente en ce moment.

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