Métier : diplomate à l’étranger

301
0
Partagez :

La deuxième secrétaire politique, Mathilde Ouellet au centre, entourée du Commonwealth Youth Peace Ambassadors Network (CYPAN) . (Kingsley Godwin, Casmie Nnamani, Augustine Igweshi, Peace Edet)

 

Voyager pour le travail ne fait pas peur à Mathilde Ouellet. À peine débarquée en plein cœur du Nigéria, elle représente les politiques du Canada fièrement, en tant que deuxième secrétaire politique.  

 Dans des mots simplifiés, la Chicoutimienne est diplomate pour le Canada.  

« Ça prend de la chance, des contacts et parfois des opportunités », explique la deuxième secrétaire politique, Mathilde Ouellet. Quant à la complexité à avoir un poste aussi prestigieux au sein du gouvernement.  

 La préparation

« C’est un long processus avec beaucoup de formations », affirme la diplomate. Il faut se préparer à n’importe quelle éventualité, en passant par un bilan de santé, plusieurs vaccins, des consignes de sécurité ainsi qu’un encadrement pour assurer un bon déroulement de l’autre côté de l’océan. Elle s’est aussi préparée en termes de dossiers. « On essaie de rencontrer les gens au ministère qui couvrent le Nigéria. » Ce sont beaucoup de détails à apprendre sur la situation du pays qui vont aider au mandat du diplomate qui part à l’étranger. 

 Les agents à l’étranger reçoivent les missions envoyées par le fédéral. La centrale, Ottawa, attend les rapports d’informations pour fournir des solutions à des problèmes. « Nos renseignements dépendent de ce qu’on reçoit des missions. Les ambassades sont essentielles à la qualité de l’information », mentionne l’analyste principale des politiques à Affaires mondiales Canada, Lysanne B. Roberge.  

 Son parcours

Originaire du Saguenay, la diplomate a obtenu son diplôme en journalisme au Cégep de Jonquière sans aucune vraie intention de se diriger dans une carrière au sein du gouvernement. Un BAC en science politique et une maîtrise plus tard, la diplomate a commencé à voyager en faisant un stage en France. « Ce qui a fait la différence, c’est que j’ai fait des stages, du concret.  

 « Au début je voulais être journaliste en milieu de guerre », rie-t-elle. Elle a écrit pour Le Quotidien pendant 8 mois. Après ses études en journalisme, Mme Ouellet s’est envolée vers l’Ouest canadien, puis vers la France pour finalement revenir au Québec et s’installer à Gatineau.   

 Le Nigéria

« J’ai l’impression d’apprendre quelque chose chaque minute », raconte Mme Ouellet. Ça ne fait que trois semaines qu’elle a mis les pieds au Nigéria, mais ce n’est pas de tout repos. Le Nigéria comptait environ 213 millions d’habitants en 2021.

« Au Canada on peut avoir des souris dans nos maisons, ici j’ai des lézards », rie-t-elle à nouveau.

Partagez :