mercredi , 5 octobre 2022

Apprendre la musique par soi-même

Il y a quelques années, un cours dans une école de musique était presque obligatoire pour devenir guitariste, pianiste ou chanteur. Le « musicien moderne », lui, n’a besoin que de son instrument, d’un ordinateur et de débrouillardise. Bienvenue dans le monde de l’apprentissage autodidacte.  

Yvon Tremblay, aussi connue sous le nom d’Yvon Dachille, a commencé la guitare à 14 ans. Plus de 50 ans plus tard, il compte maintenant 10 albums à son actif, tous composés de A à Z par le musicien, et ce, sans jamais avoir suivi de cours de musique.

Il compose, enregistre, mixte, fait le graphisme et distribue lui-même tous ses albums. Crédit photo Maxime Drolet

Pour le coordonnateur et professeur de musique pour le programme d’Arts-Études de la polyvalente Arvida, André Lessard, ce n’est pas si inusité. « Je rencontre souvent des gens qui sont autodidactes et qui n’ont jamais suivi de cours. »  

 Si ce phénomène était autrefois plus rare, la technologie et l’accès rapide à du matériel ont rendu l’apprentissage d’un instrument plus simple. « Les gens vont sur YouTube et ils apprennent beaucoup comme ça, il y a des cours complets de disponibles », a expliqué Mr. Lessard. C’est un point qui a aussi beaucoup impressionné le musicien, Yvon Dachille. « Il y a tellement de matériel en ligne, c’est tout simplement fou. » 

Les deux côtés de la médaille 

  « J’ai essayé le conservatoire deux fois, mais je n’aime pas me faire formater comme on veut le faire là-bas ». Pour le musicien dans la soixantaine, un apprentissage autodidacte lui a permis de se développer à son rythme et d’avoir une certaine liberté artistique. Un gros avantage qui est aussi reconnu par André Lessard. « Le musicien fait exactement ce qu’il veut faire. Il n’a pas besoin de se ‘’taper’’ toute la théorie et la technique qui viennent avec. » 

 Bien sûr, cette technique d’apprentissage, comme toutes les autres, a des désavantages. Pour le coordonnateur, le principal problème survient lorsqu’il est nécessaire de communiquer des informations musicales. « Ça peut devenir difficile pour un autodidacte de parler avec un musicien formé en raison du langage musical, mais ça se corrige rapidement », a avancé l’enseignant. Cette méthode est parfaite pour débuter, mais aller chercher les technicités en cours reste, selon lui, nécessaire pour éviter, entre autres, les blessures liées à la mauvaise manipulation de l’instrument.  

 Dans tous les cas, selon le guitariste, cette méthode ne convient pas nécessairement à tout le monde. « Il faut être discipliné, automne et débrouillard pour apprendre un instrument par soi-même. » 

 

À propos de Maxime Drolet

Maxime Drolet est une jeune femme de 19 ans originaire du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Elle a fait ses études secondaires dans le Programme d’étude international (PEI) avant de continuer sa formation en Art et technologie des médias (ATM). Elle est très dynamique, impliquée et adore relever des défis autant physiques qu’intellectuels. Passionnée de sport, elle en pratique plusieurs et forme la relève en tant qu’entraîneuse de volleyball et de course à pied. Si elle n’est pas sur la piste ou en cours, vous la trouverez sûrement la tête dans un livre ou dans les nuages sur le haut d’une montagne. Elle rêve de travailler dans le domaine des communications depuis sa plus tendre enfance.

À voir aussi

Le salon du livre arrive avec des spectacles littéraires

Le salon du livre du Saguenay–Lac-Saint-Jean présentera des spectacles littéraires pour sa 58e édition, ce …