La vie bien remplie de Jérémie Giles

Mordre dans la vie et vivre de son art à 95 ans, c’est le quotidien que l’artiste multidisciplinaire Jérémie Giles a choisi.  Peinture, dessin, sculpture; il sait tout faire et n’a plus à se prouver.  Portrait d’un homme unique en son genre.

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La prochaine exposition de Jérémie Giles est présentée jusqu’au 30 avril prochain à la Galerie 5. « Point-95 » en sera le nom, pour souligner son âge. (Photo : courtoisie)

 

Né au nord de Boston en 1927, Jérémie Giles a grandi au cœur d’une famille artistique.  Dès sa jeunesse, il a commencé à dessiner et peindre, pour finalement s’adonner à presque toutes les formes d’art.  De ses 15 à 20 ans, il a parcouru le continent nord-américain, seul avec son sac à dos.  Il habite la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean depuis 2007.

Son curriculum est d’ailleurs bien rempli : passant d’une cinquantaine d’expositions à une sculpture de trois mètres de haut exposée au Musée d’histoire du Canada, le nonagénaire a également fondé le Centre d’art Manicouagan, à Baie-Comeau.

« Je peins pour me faire plaisir, et autant que possible faire plaisir aux autres, mais je ne fais pas ça pour me mettre sur un piédestal, pour qu’on me lance des bouquets », précise Jérémie Giles.

Dans sa jeunesse, il côtoyait des personnes plus âgées que lui, qui avaient fait des expériences qu’il n’avait pas acquises encore.  Des dizaines d’années plus tard, c’est la jeunesse qu’il privilégie.

« Ils m’inspirent, les jeunes.  La lumière dans leurs yeux, l’initiative, c’est exaltant : ça donne espoir.  On apprend de la jeunesse quand on prend de l’âge, et on apprend de la vieillesse quand on est jeune », lance-t-il.

Sans être excellent avec les technologies, il affirme avoir exploré Internet.  « Avant, j’avais Facebook, mais je l’ai enlevé parce que je trouvais que j’avais trop d’amis », raconte-il, rieur.

Du haut de ses 95 ans, il confie qu’à son âge, il n’a plus le dynamisme de la jeunesse et que son physique, malgré sa très bonne santé, diminue. Toutefois, sa philosophie réside dans le fait de considérer la vie comme une école et d’être ouvert à tout.  Ainsi, il mène une vie très heureuse.

Le dernier travail de l’artiste est une exposition appelée Point-95. Présentées à la Galerie 5 de Jonquière jusqu’au 30 avril prochain, les prémices de cette exhibition sont une toile avec 95 empreintes.  Pour la propriétaire du studio d’art, Sophie Lebeuf, le terme pour décrire Jérémie Giles est vivant.

« Je suis honorée de recevoir ses œuvres.  Il aime la vie et ne demande rien en retour.  Il la savoure, tout simplement! C’est un des artistes les plus actifs dans la communauté culturelle », commente-t-elle.

À propos de Noémie Lacoste

De nature passionnée, Noémie Lacoste est une jeune femme qui a du cœur au ventre. Alors que le sud de la métropole québécoise lui semble être le mauvais endroit pour concrétiser son rêve de devenir une remarquable communicatrice, elle s’installe dans la l’arrondissement de Jonquière à l’âge de 17 ans pour étudier en journalisme. Fonceuse, Noémie se lance la tête baissée non seulement dans ses études, mais également dans divers projets ayant un lien avec son amour inconditionnel pour la culture. La Châteauguoise d’origine est en effet cocoordonatrice du festival De l’Âme à l’Écran de l’année 2022, en plus d’être intervieweuse pour l’Autre Côté de la Cour, comité servant à promouvoir la salle de spectacle Côté-Cour et des artistes émergents. La mordue de rencontres et d’expériences qui font sortir de la zone de confort s’est fait la promesse d’œuvrer plus tard pour la culture et l’art. Décrite comme éparpillée et ardente, Noémie se voit mener une vie occupée, mais surtout heureuse.

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