Donner une voix aux entreprises locales

 

Celia Meighen McLean et sa collègue dans le magasin Arvida Roasting Co, ouvert les mercredi et les samedi seulement. (Photo : Courtoisie)

La première édition de la Foire agroalimentaire Zone Boréale de Chicoutimi a mis de l’avant l’avènement des petites entreprises locales. C’est sans oublier celles qui fleurissent à la grandeur du Québec, parfois peu connues mais tout aussi avides d’innovation. 

Une entreprise comme Arvida Roasting Compagny, fondée par Celia Meighen McLean, croit que des événements comme celui-ci sont importants pour la croissance et la visibilité.

« Ce qui est important pour les entreprises comme la nôtre, c’est que les gens nous voient. Oui c’est primordial de mettre un visage sur les produits, mais eux ils n’achètent pas seulement du café ou l’expérience qu’il y a autour. Ils achètent la personne qui a créé le projet. Quand les gens nous remarquent, ça rend le tout plus humain, plus crédible ».

Pour Mme McLean, dont le commerce de torréfaction est officiellement ouvert depuis 2020, construire quelque chose dans le milieu entrepreneurial de la région représente un bon défi.

« Nous avons commencé vraiment petit. Nous avions acheté un petit torréfacteur, puis nous torréfiions dans le garage. C’était vraiment pour voir si les gens étaient intéressés ». Elle ajoute que « à ce moment-là, nous étions des entrepreneurs hybrides, c’est-à-dire que nous avions tous gardé nos emplois. Nous faisions plus ça les soirs et les fins de semaine ».

Lorsque le projet est devenu plus sérieux, l’un des principaux obstacles rencontrés a été d’avoir perdu l’intérêt des autres membres.

« Après une année, quand nous avons déménagé, quand nous avions des obligations, c’est là que nous nous sommes rendu compte que nous n’avions pas tous la même vision et les mêmes intérêts dans le projet. »

Étant à ce jour le seul torréfacteur de café de spécialité à Saguenay, gagner en crédibilité s’est avéré plus difficile pour l’entreprise.

« Dans la région, c’est un marché qui est complètement immature. Pour nous, il y a beaucoup de développement à faire, beaucoup d’éducation. Puisque ce n’était pas notre travail numéro un au départ, c’est sûr qu’il y a une limite à ce que nous sommes capables de faire. On a eu une progression plus lente, mais quand même calculée ».

La montée d’un projet embryonnaire

Ce n’est pas seulement le Saguenay-Lac-Saint-Jean qui voit ses petites compagnies prendre de l’expansion. Partout dans la province, plusieurs d’entre-elles se font remarquer à leur manière.

C’est le cas de la future boutique en ligne écoresponsable Zero Waste IVY basée à Québec. Pour sa fondatrice âgée de 20 ans, Marianne Lachance voit son rêve devenir réalité.

La bannière de Zero Waste IVY. (Photo: Courtoisie)

Elle et son mari ont fait plus amples recherches pour bâtir la compagnie de A à Z.

« On a trouvé des produits qui correspondaient aux valeurs que je voulais pour l’entreprise. On a aussi testé les produits pour prendre connaissance de leur qualité. C’est certain que s’embarquer là-dedans représente du temps et des sacrifices, mais aussi de l’investissement ».

Mme Lachance prend en charge l’entièreté de Zero Waste IVY, qui comprend un système d’inventaire et la boutique en ligne. C’est après avoir été initiée par sa tante sur le concept de zéro déchet que Marianne Lachance s’est penchée sur la problématique.

« Le matériel en plastique a une durée de vie de 400 ans, et nous on va l’utiliser quoi, une ou deux fois? Alors d’où l’idée de la vente de produits qui sont compostables ou réutilisables ».

Annoncé en septembre dernier sur les réseaux sociaux, le processus de création de la boutique s’est étalé sur une année bien chargée. Sans plus de promotion, le site web et les produits devraient enfin voir le jour avec un lancement très bientôt.

À propos de Sara-Léa Bouchard

Originaire du Lac St-Jean, Sara-Léa Bouchard a trouvé sa place en Art et technologie des médias. L’écriture a toujours été omniprésente dans sa vie. En 2016, elle publiait son premier livre Le mystérieux bracelet, suivi du tome 2 en 2018, Dans l’ombre de la faille avec les Éditions Première Chance. L’an dernier, elle était co-directrice du Webmagazine La Cerise, un journal pour les étudiants du Cégep de Jonquière. Elle a légué son expérience à la relève. Elle souhaite tailler sa place dans le journalisme en y ajoutant sa plume et sa couleur. « Le journalisme est parfois gris et fade », pense-t-elle. Son objectif est donc de le faire rayonner davantage. Ambitieuse et talentueuse, Sara a un penchant pour la nouveauté et l’innovation.

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