mercredi , 5 octobre 2022

Expérimentation de La Pige : 24h sans réseaux sociaux, possible ou pas?

 

L'équipe de La Pige s'est prêtée au jeu de 24h sans réseaux sociaux.
Les journalistes du journal La Pige qui se sont prêtés au jeu, sont fiers d’avoir participé à l’expérience.

 

À l’ère des réseaux sociaux où il est possible de contacter n’importe qui à toute heure du jour et de la nuit, et ce, peu importe le fuseau horaire, il est impossible d’ignorer le fait que ces plateformes d’échanges ont un impact important dans nos vies. Mais jusqu’à quel point? Les journalistes de La Pige se sont prêtés au jeu le temps d’une journée. Retour sur une expérience de 24h sans réseaux sociaux qui fut remplie de surprises! 

Les consignes données aux 12 journalistes au général de La Pige, dont l’autrice de ces lignes, étaient claires : de 6h le matin du lundi 18 octobre jusqu’au lendemain même heure, pas d’accès à Facebook, Messenger, Instagram, Snapchat, Twitter, WhatsApp, YouTube et aux différentes applications de rencontres. Les seuls moyens permis pour contacter un collègue, un ami, un membre de la famille ou une source pour un article étaient les numéros de téléphone et le courriel.

Premier constat, le carnet de contacts n’est et ne sera jamais assez bien garni pour survivre à 24h sans réseaux sociaux. Plusieurs journalistes se sont vite rendu compte qu’ils ne possédaient même pas le numéro de téléphone de leur collègue et ami qu’ils côtoient quotidiennement depuis un peu plus de deux ans. Pourtant, ils sont amis sur Snapchat et Facebook en plus de se suivre sur Twitter et Instagram.

Deuxième constat, on entend souvent dire que le cellulaire serait le prolongement du bras de plusieurs personnes alors que le bilan des comptes rendus de l’expérience va bien plus loin que ça. C’est unanime : les réseaux sociaux sont un automatisme du cerveau, du moins pour les cobayes de cette expérimentation qui se sont surpris à cliquer à plusieurs reprises sur certaines applications interdites sans même s’en rendre compte. « J’ai ouvert Twitter et Instagram instinctivement à deux reprises, sans y penser. Je les ai fermés immédiatement quand j’ai vu les publications s’afficher », confie Coline Cornuot. Cédric Bolduc avoue quant à lui avoir répondu automatiquement à des messages. Bien qu’il ait constaté sa faute une fois le message envoyé, cela ne l’a pas empêché de continuer au fil de la journée, le réflexe étant bien trop fort.

Le sentiment d’inconfort de ne rien faire lors des moindres temps morts et le besoin d’être valorisé avec la réception et l’envoi de messages à nos proches expliquent entre autres le besoin irrépressible de consulter les réseaux sociaux pour rester mentalement actif et inclus dans la sphère sociale numérique en tout temps.

Des 12 cobayes de cette expérience, sept d’entre eux ont cédé pour ces différentes raisons et cinq journalistes de La Pige ont résisté aux différentes tentations pour réussir le pari d’un 24h sans réseaux sociaux.

Voici quelques anecdotes en rafales :

  • Juliette Babin a déclaré en début d’expérience : « Les gens vont penser que je suis décédée, c’est sûr, habituellement je réponds en 30 secondes! »
  • L’une de nos journalistes a pour sa part triché en désactivant à l’avance sa localisation sur Snapchat pour être sûre que personne ne sache les moments où elle se connecterait à l’application durant l’expérience.
  • Alexis Harvey dresse un bilan ambigu de son expérience : « Je pensais que mon temps d’écran allait beaucoup diminuer, mais j’ai passé 5h50 sur mon cellulaire. J’ai remplacé mon temps sur les réseaux sociaux en jouant à des jeux. J’en ai installé trois dans la journée! »
  • L’une de nos journalistes a aussi été grondée virtuellement sur Messenger par sa maman puisqu’elle ne répondait pas assez rapidement.
  • Marc-Antoine Corneau a conclu quant à lui sa journée positivement en complétant plusieurs niveaux de Candy Crush.

 

À propos de Cassandre Baillargeon

Originaire du Centre-du-Québec, Cassandre Baillargeon est une grande passionnée de pratiquement tout! De la politique fédérale, provinciale et municipale jusqu’au monde de l’éducation en passant par la justice et le sport, Cassandre possède une curiosité sans limites qui lui permet d’ajouter continuellement de nouvelles cordes à son arc. C’est notamment ce besoin criant de curiosité combiné à un désir vital de partager son savoir aux autres qui l’a amenée à choisir le monde des communications à la fin de ses études secondaires en sport-étude basket-ball. Ce sont d’ailleurs ses nombreux engagements parascolaires au cours des dernières années qui ont formé la personne polyvalente, dynamique et organisée qu’elle est aujourd’hui. Sportive dans l’âme en plus de posséder un cœur d’enfant, Cassandre a davantage l’air d’une observatrice silencieuse qu’une animatrice de foule. Cela dit, sa ténacité et son talent pour utiliser les mots à bon escient font certainement d’elle une excellente oratrice. Reconnue pour ses connaissances de l’actualité, son amour de la langue française ainsi que pour ses capacités d’analyse et de vulgarisation, cette rouquine de 19 ans aspire à informer la population des événements et des enjeux actuels, que ce soit à la radio ou à la télévision.

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