mercredi , 17 août 2022

Gym et fauteuil roulant : le parcours du combattant

Dominic Morin s’entraîne actuellement au Éconofitness de Chicoutimi. Il s’est habitué à l’alarme d’incendie qui l’accueille plusieurs fois par semaine. (Photo : Frédérique Bacon)

Les gens qui ont la volonté de s’entraîner, mais qui se déplacent en fauteuil roulant doivent affronter un parcours du combattant pour accéder aux gymnases. Des marches, des seuils de porte trop hauts ou encore le soutien nécessaire d’un employé : l’accessibilité laisse à désirer.  

Le Journal La Pige a appelé dans plusieurs salles d’entraînement de la région en se faisant passer pour une personne à mobilité réduite désirant s’entrainer dans une salle de sport. Le bilan de cette expérience est clair : une personne en fauteuil roulant devra braver plusieurs obstacles dans les gyms autres que la motivation.  

Installations manquantes  

Au Mega Forme, au Énergie Cardio et au Synergym Club Sélect 24h, tous situés à Chicoutimi, il est tout simplement impossible de s’entraîner puisque les édifices ne possèdent pas les installations nécessaires. Au Mega Forme c’est le tourniquet à l’entrée qui pose un problème. Au Synergym ainsi qu’au Énergie Cardio ce sont les escaliers. Toutefois, les employés au bout du fil étaient désolés de la situation.  

Accommodements nécessaires 

Au Centre Multi-Forme d’Arvida, la journaliste de La Pige a appris qu’il est possible de s’entraîner, mais pas la fin de semaine et seulement de 9h à 13h et de 16h15 à 19h30 du lundi au vendredi. La personne en situation de handicap doit donc avoir un horaire flexible.  

Au Éconofitness de Chicoutimi, les deux désagréments sont le seuil de porte à l’extérieur difficile à franchir et l’accès au gym par la porte de sortie d’urgence. Autant à l’entrée qu’à la sortie de la personne, une alarme d’incendie bruyante se déclenche. Adieu la discrétion.  

Il est possible pour les gens à mobilité réduite de s’entraîner au Engrenage – biomécanique générale de Chicoutimi. Le bâtiment est adapté dès qu’on franchit le seuil de porte qui est le seul point négatif de la salle d’entrainement.  

Contrairement à celui de Chicoutimi, le Énergie Cardio de Jonquière est accessible pour les fauteuils roulants. Un ascenseur est disponible sur place pour descendre au sous-sol. En revanche, une fois sur place, il faut appeler un membre du personnel pour se faire déverrouiller une porte à chaque fois que l’on souhaite s’entraîner. De plus, les appareils rapprochés les uns des autres peuvent compliquer les déplacements. La dame au bout du fil a certifié à l’autrice de ces lignes que plusieurs personnes en chaise roulante s’entraînent déjà dans leur salle d’entrainement sans problème.  

La journaliste de La Pige a eu droit à un parcours en temps réel avec la responsable de la salle d’entraînement du Pavillon sportif de l’UQAC. La dame, qui ignorait qu’elle parlait avec une journaliste, a tenu à effectuer le chemin qu’elle devrait faire si elle était en chaise roulante pour se rendre à la salle. Conclusion : le tout est accessible, seule l’aide d’un bon samaritain est nécessaire pour ouvrir une porte.   

 

 

À propos de Frédérique Bacon

Originaire d’un petit village en Mauricie, Frédérique a toujours voulu explorer plus loin que les frontières de sa région. Une curiosité qu’elle a développée en se plongeant la tête dans les livres. Adepte de l’information, toujours à la recherche de l’opinion des gens, elle aime enquêter sur les sujets d’actualité, mais aussi sur ceux plus inédits. Assez diversifiée dans ses activités, Frédérique aime autant faire de la randonnée en forêt que visiter une exposition d’art. Ennuyée par le train-train quotidien, elle est séduite par la polyvalence que lui offre le métier de journaliste. Son sens de l’organisation et son efficacité sont deux qualités bien utiles en salle de presse. Le journalisme est son tout nouveau terrain de jeux et elle compte bien s’amuser.

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