mercredi , 17 août 2022

Réalité augmentée : les bureaux de demain

Le président et fondateur de Strateolab, Alexandre Boudreault. Photo : Gabrielle Simard

Imaginez le monde du travail sans écrans d’ordinateur, sans claviers et sans bureaux. Un monde où il est possible de faire des rencontres d’équipe en plein cœur de la forêt amazonienne ou encore dans la Voie lactée. Cette réalité encore difficile à concevoir est pourtant celle que vivront plusieurs travailleurs d’ici 10 à 15 ans grâce à la réalité virtuelle et augmentée.

Dans un monde où les technologies de réalité augmentée et virtuelle intégreront les entreprises, les postes de travail traditionnels pourraient être appelés à changer. « L’environnement ne sera pas le même. Il est facilement envisageable qu’un travailleur se retrouve dans un café, active ses lunettes et déploie devant lui un écran et un clavier virtuels. Les capteurs de mouvements permettront de reconnaître les mains et la gestuelle », annonce le président et fondateur de Strateolab, Alexandre Boudreault.

« Les technologies de réalité virtuelle changeront grandement l’expérience des travailleurs, réfléchit Alexandre Boudreault. Ils pourront se rapprocher de leurs collègues tout en en déployant des designs en trois dimensions. Ce sera utile pour des architectes par exemple. L’immersion complète dans un autre univers intégrera un aspect ludique au monde du travail .»

Selon le créateur d’imagerie 3D, les outils de réalité virtuelle et augmentée ne seront pas utilisés en tout temps. Il explique que le virage prévu par les entreprises comme Meta (Facebook) et Microsoft (Teams) est une évolution logique des réseaux sociaux. Ainsi, les gens pourront collaborer avec leurs collègues à l’aide d’avatars, une reproduction en trois dimensions d’eux-mêmes.

De son côté, le vice-président directeur de Valtech Amérique du Nord, Damien Lefebvre, pense que les outils qui domineront le monde du travail seront plutôt des masques de réalité mixte. « Il y a un petit pourcentage de personnes qui ne sont pas capables de tolérer les casques de réalité virtuelle. Ils peuvent vivre des inconforts physiques allant jusqu’aux malaises. Je crois que les masques mixtes seront ceux qui s’ajouteront à notre routine puisqu’ils sont moins immersifs et lourds à porter. Pour simplifier, c’est une technologie qui pourrait être intégrée dans des lunettes de vue de tous les jours », met-il de l’avant.

Une attraction

La réalité augmentée au travail pourrait, selon Damien Lefebvre, devenir un élément d’attraction et de rétention des employés. « Aujourd’hui, on ne peut pas s’imaginer un monde sans un téléphone. Demain, ce sera la même chose avec la réalité augmentée. La démocratisation des appareils créera une réelle attraction et ce sera l’équivalent de la suite Office pour entreprise », prévoit le vice-président directeur de Valtech Amérique du Nord.

Le président de Strateolab affirme pour sa part que deux étapes sont nécessaires pour une démocratisation complète des outils technologiques. Avant tout, il doit y avoir une réduction des coûts d’achat du matériel. Ensuite, les entreprises devront présenter des plateformes fonctionnelles et accessibles pour la population.

Les deux spécialistes du domaine de la réalité virtuelle et augmentée rappellent que malgré les nombreux avantages, un équilibre devra être gardé par les utilisateurs pour ne pas créer de dépendance.

À propos de Gabrielle Simard

Pour Gabrielle, les mots sont comparables aux crayons de cire ; ils sont offerts en plusieurs teintes et permettent, lorsque bien utilisés, de colorier la plus complexe des jungles. Impliquée, imaginative et appliquée, elle a la justice et l’égalité tatouées sur le cœur. Son esprit fougueux stimulé par l’être humain, les arts, l’apprentissage, la discussion et la réflexion cherche toujours à en apprendre un peu plus sur tout. Étant originaire d’Arvida, la jeune allumée par l’écriture s’intéresse aux phénomènes sociaux et voit une richesse inépuisable dans chacun des humains qui comportent notre monde. Gabrielle évolue comme journaliste culturelle et généraliste au sein de la coopérative de l’information Le Quotidien depuis mai 2021. Comme elle juge primordial de s’investir dans son milieu, celle qui adore les découvertes œuvre également en tant que codirectrice et journaliste au magazine web La Cerise depuis trois ans. Pour occuper ses temps libres, Gabrielle s’investit dans Cégeps en spectacle, compose des mélodies, consomme sans modération des documentaires et se prête à des séances d’écriture une tisane à la main.

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