Grand dialogue : rêver l’avenir

Les rangs du Grand dialogue se sont considérablement élargis depuis sa création.

Lancé il y a un peu plus d’un an par un groupe de citoyens et de chercheurs engagés, le Grand dialogue pour la transition socioécologique a pris de l’ampleur et ambitionne de commencer à révéler le fruit de ses travaux dès début 2022.

Depuis son lancement en octobre 2020, les bénévoles du Grand dialogue ne se reposent pas sur leurs lauriers. À travers des ateliers de discussion, des rencontres dans les écoles, des ateliers ou encore la réalisation de vox pop, ils rassemblent les rêves de la population sur l’avenir de la région. Un projet ambitieux dont les chiffres sont impressionnants. 

« Nous avons déjà parlé à plus de 1800 personnes, avec en tout plus de 30 000 propositions, se réjouit le professeur en écoconseil à l’UQAC, Olivier Riffon. Au début, nous étions 12 personnes à avoir lancé le projet, aujourd’hui plus de 100 personnes sont impliquées bénévolement. » 

Mais l’organisation ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. « Nous voulons mettre l’accent sur ceux que l’on entend le moins », précise Olivier Riffon. Pour cela, un nouveau projet est sur le point de voir le jour. « Entendre toutes les voix » permettra de « donner la parole à d’autres personnes, les travailleurs de l’industrie notamment. » 

Si le projet s’échelonne sur dix ans, la synthèse des données déjà récoltées devrait bientôt commencer. « Dès 2022, des extraits seront diffusés et en 2023 on espère qu’une ébauche de notre feuille de route pour l’avenir sera prête », détaille le professeur. Car l’objectif n’est pas de créer seulement un portrait des utopies des Saguenéens, mais bien de proposer aux acteurs de la région des solutions concrètes pour s’en rapprocher. 

À propos de Coline Cornuot

Amoureuse des mots et des rencontres, Coline s’est lancée dans le journalisme sur un coup de tête il y a deux ans. Après une formation à l’IUT de Vichy (France), elle a traversé l'Atlantique pour venir étudier à Jonquière. Elle espère ainsi se plonger dans la culture québécoise et découvrir une nouvelle manière de pratiquer le journalisme. Engagée voire utopiste, Coline veut devenir journaliste pour donner la parole à ceux qui ne l’ont pas. En France, elle a pu faire ses armes au sein du réseau Radio France et du quotidien L'Est éclair. Elle est d’un naturel discret mais déterminé et se passionne pour tout un tas de choses, des sujets de société à l’aviron, en passant par la culture sous toutes ses formes. Une liste interminable de centres d’intérêts qui ne l’enferme pas dans un plan de carrière précis. Mais avec sa soif d’apprentissage et son goût du voyage, elle rêve d’être correspondante à l’étranger.

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