Soins infirmiers : des étudiants à bout de souffle

Malgré les ressources mises en place par les cégeps du Saguenay pour éviter l’abandon d’un programme, plusieurs étudiants de la Technique en soins infirmiers sont à bout de souffle. La différence est frappante entre les chiffres et la réalité des élèves.

Les statistiques du taux d’abandon dans le programme Soins infirmiers au Cégep de Chicoutimi ne relèvent rien d’alarmant. Seulement deux abandons sur 164 étudiants à l’hiver 2022 ont été notés.Selon le directeur des études au Cégep de Chicoutimi, Christian Tremblay, les outils d’aide à la réussite tout au long des études préviennent l’abandon. « On a des outils d’intelligence artificielle, comme Dalia et Ali, qui permettent d’identifier des étudiants à risque d’abandonner leur programme et ainsi, prévenir une situation avant qu’elle se concrétise », explique-t-il.

Le directeur des études au Cégep de Chicoutimi, Christian Tremblay, fier des outils d’intelligences artificiels pour les étudiants.
Photo : courtoisie

Du côté du Cégep de Jonquière, le taux d’inscription se situe entre 70 et 75%, entre la première et la troisième session. La coordonnatrice du Service de communications du Cégep de Jonquière, Sabrina Potvin, confirme que la Technique en soins infirmiers implique un accompagnement supérieur.

« Soins infirmiers a été l’un des premiers programmes à avoir des mesures concrètes d’accompagnement auprès des étudiants. Nos enseignants ont un souci d’accompagnement majeur, puisqu’ils sont conscients du réseau de santé et ses difficultés. Ils sont sensibles à leur réussite », insiste-t-elle.

Une étudiante en Soins infirmiers au Cégep de Jonquière en simulation.
Crédit : Courtoisie

Épuisement

Cependant, du côté des cégépiens en Soins infirmiers, l’abandon est une porte de secours qu’ils évoquent tous les jours. « On est épuisés. Toutes les semaines, je me dis que je vais lâcher et que je vais finir en construction. S’il n’y avait pas de la passion en jeu, on aurait tous déjà lâché », exprime une étudiante en Soins infirmiers au Cégep de Chicoutimi, Julie-Ann Guimond.

Autant au Cégep de Chicoutimi qu’au Cégep de Jonquière, le programme Soins infirmiers est très exigeant. Les collégiens sont essoufflés face à la surcharge de tâches demandées. « La charge de travail est énorme ! J’avais l’impression que je ne pouvais plus respirer. Je ne voyais que l’école et les devoirs et je pleurais chaque jour. Je n’ai pas pu tenir plus d’une session », confie une étudiante qui a abandonné la Technique de soins infirmiers au Cégep de Chicoutimi, Juliette Potvin.

Christian Tremblay est conscient que le taux d’abandon en Soins infirmiers à la première année est fréquent. Selon lui, le plus difficile pour les futurs infirmiers c’est l’intégration des notions, de la théorie vers la pratique.

À propos de Laurence Morin

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Toujours à la recherche de nouveaux défis, ce n’est pas un cinq heures de route pour réaliser ses rêves qui arrête Laurence. Originaire de Lanaudière, celle-ci débarque en ATM à Jonquière avec une idée en tête : être journaliste à la télévision. Débordante d’énergie, curieuse et passionnée, Laurence n’abandonnera jamais avant de trouver les réponses à ses questions. Grande communicatrice dans l’âme et amoureuse de nouvelles rencontres, elle accorde une grande importance à la liberté d’expression et recherche toujours l’opinion des gens qu’elles côtoient. La Lanaudoise croque dans la vie à pleines dents, elle est passionnée par tout ce qui l’entoure, cherche toujours à développer de nouveaux intérêts et rêve de voyager partout à travers le monde. Que ce soit journaliste d’enquête, journaliste sportive ou même à l’international, Laurence a une grande volonté à relever de nouveaux défis pour sortir de sa zone de confort.

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