mercredi , 10 août 2022

Deuxième opus pour Cure-Pipe : du psychédélique au rendez-vous

 

L’artiste Cure-Pipe, originaire de Jonquière, a lancé son deuxième album intitulé Le pire le 26 février.  Cet opus, presqu’ exclusivement écrit en français, a été présenté au Côté-Cour de Jonquière à la même date, pour un début de tournée de 12 spectacles. 

Cure-Pipe, de son vrai nom Thomas Dakin Perron (à gauche), est à la base un projet solo. Sur scène, lui et cinq musiciens performent. Pour le lancement du 26 février, plus de deux mois ont été mis pour travailler sur l’événement. Photo : Courtoisie Thomas Dakin Perron.

 

Rappelant le psychédélique des années 60, Le pire a été enregistré dans un garage, et au troisième étage d’un appartement de Montréal.    

« C’est un peu plus distortionné, ce n’est pas caché par 2000 métaphores. C’est direct, et ça peut être un peu overwelming à écouter.  À première écoute, ça peut être un peu surprenant, mais l’album reste accessible », affirme Thomas Dakin Perron, le cerveau derrière Cure-Pipe. 

L’album aborde des thèmes que l’artiste a vécus durant la pandémie, avec les émotions et réactions qui y sont associées. « C’est un rêve d’enfant d’aller sur scène, de crier et de faire du bruit », ajoute-t-il. 

Son premier album, Mazeless Loudness, est paru en février 2021.  Selon Cure-Pipe, les morceaux, tous en anglais, y sont plus doux, plus « mignons » que dans Le Pire.  Le but derrière sa musique est de créer une « explosion multicolore »  et de représenter le sentiment de ne pas comprendre pourquoi les choses sont faites comme elles le sont. 

Développer l’image de l’artiste et de son projet solo, tel est l’objectif de la maison de disque et agence de booking Soluté Records. Symboliquement, c’est à Jonquière que la tournée commence. 

 « Je ne me serais pas vu faire le lancement ailleurs qu’ici.  Jonquière, c’est une grosse partie de l’identité de Cure-Pipe.  On commence la tournée sur notre home field », explique l’agent d’artiste et l’un des trois fondateurs de Soluté Records, Gabriel Renald. 

La première fois qu’il a entendu la musique de l’artiste jonquiérois, Gabriel Renard a immédiatement voulu travailler avec lui.  Toutefois, le projet de Thomas Dakin Perron ne vient pas sans contraintes. 

« Le défi général avec Cure-Pipe, c’est de respecter les délais.  Thomas a une vision très particulière de ce qu’il veut faire et d’où est-ce qu’il s’en va, alors parfois on n’est pas assez au courant pour travailler fluidement », explique-t-il. 

Une tournée de 12 spectacles attend l’artiste et ses musiciens et fera le tour du Québec, avec une date en Ontario.  Un projet de troisième album est dans les plans de Cure-Pipe et devrait sortir en février 2023. L’enregistrement commencera en avril, au Collège d’Alma.  

À propos de Noémie Lacoste

De nature passionnée, Noémie Lacoste est une jeune femme qui a du cœur au ventre. Alors que le sud de la métropole québécoise lui semble être le mauvais endroit pour concrétiser son rêve de devenir une remarquable communicatrice, elle s’installe dans la l’arrondissement de Jonquière à l’âge de 17 ans pour étudier en journalisme. Fonceuse, Noémie se lance la tête baissée non seulement dans ses études, mais également dans divers projets ayant un lien avec son amour inconditionnel pour la culture. La Châteauguoise d’origine est en effet cocoordonatrice du festival De l’Âme à l’Écran de l’année 2022, en plus d’être intervieweuse pour l’Autre Côté de la Cour, comité servant à promouvoir la salle de spectacle Côté-Cour et des artistes émergents. La mordue de rencontres et d’expériences qui font sortir de la zone de confort s’est fait la promesse d’œuvrer plus tard pour la culture et l’art. Décrite comme éparpillée et ardente, Noémie se voit mener une vie occupée, mais surtout heureuse.

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