La confidentialité sujette à caution

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Selon la juge Catherine La Rosa, la préservation de la confidentialité est un enjeu majeur. (Photo : courtoisie)

Plus que tout autre lieu, la salle d’audience est un monde à part. En procès, le témoin se trouve face au juge. Mais le virtuel, en plus d’instaurer une distance physique, coupe le lien entre les deux parties. Difficile alors d’assurer la confidentialité et l’intégrité des débats.  

« Avec le virtuel, la confidentialité est le plus gros enjeu », évalue le juge coordonnateur du district de Chicoutimi, Martin Dallaire. Dans la salle d’audience, rien de plus simple que de s’assurer que le témoin n’est pas influencé. À travers un écran, c’est une autre histoire. « Quelqu’un peut lui dicter ce qu’il veut, on doit se fier à la bonne foi des gens. » 

De la même manière, les juges ont plus de difficultés à maîtriser ce qui sort de la salle d’audience. Si le site du gouvernement du Québec rappelle que les personnes accédant aux audiences virtuelles sont tenues de respecter les règles en vigueur en matière d’interdiction de captation d’images et de sons au sein des tribunaux, les juges peuvent là encore s’appuyer uniquement sur l’intégrité des participants.  

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