Des insectes dans les assiettes pour l’environnement

Le ténébrion meunier est entreposé dans des caisses à ciel ouvert. Malgré le fait que les adultes savent voler, ces insectes ne fuient jamais leur bac.

La consommation de protéines insectes est une pratique grandissant lentement mais sûrement au SaguenayLac-Saint-Jean. Cette habitude alimentaire est plus accessible dans la région, depuis l’arrivée de la compagnie Ribozome   

Encore peu nombreux, le nombre de Saguenéens consommant des insectes a largement augmenté durant les dernières années. Spécialisée dans la production d’insecte comestibles, l’entreprise Ribozome de Saint-Nazaire vend environ 20 kilos de farine de ténébrions meuniers par mois à travers le Québec.  

Éric Guay, notaire de profession, fait partie des citoyens qui ont récemment ajouté des insectes à leur diète. L’homme note toutefois qu’il « est le seul » de son entourage immédiat qui tente d’incorporer des insectes dans ses plats. M. Guay n’en consomme pas de manière quotidienne, mais il incorpore de la farine de ténébrions dans certaines de ses recettes. Il en met notamment dans ses mélanges à crêpes, notant que cela ne change pas le goût. M. Guay propose surtout de se faire des boules d’énergie, échangeant la farine de pois chiches par la farine de ténébrions.  

Son intérêt pour cette nouvelle alimentation vient des bienfaits environnementaux et moraux qu’il a pu découvrir sur le sujet.  Selon une étude de faisabilité du déploiement de l’industrie des insectes destinés à la consommation humaine au Québec, rédigée par un étudiant à la maîtrise de l’université de Sherbrooke, l’élevage d’insectes produit beaucoup moins de gaz à effets de serre qu’un élevage animal. Pour le même nombre de kilogrammes, une ferme de ténébrions meuniers produit environ 375 fois moins de CO2 qu’un élevage de bœuf. De plus, sur le site de Ribozome, il est possible de voir que l’élevage de ténébrion meunier prend moins de place, d’eau et de végétaux. Concernant l’élevage de la compagnie saguenéenne, les ténébrions sont nourris avec des pelures de rebuts de patates qui auraient été jetés 

Malgré l’avancée des dernières années que le mouvement a pu voir, il est encore difficile de trouver des informations et des recettes en ligne, dû à l’aspect plutôt nouveau de cette protéine au Québec.  

Selon le fondateur de Ribozome, Danny Fortin, la présentation de l’insecte en soi joue un grand rôle. Il note qu’il est plus facile pour une majorité de personnes d’en manger lorsque la forme initiale n’est pas visible, ce pour quoi la poudre se vend mieux. « Quand tu manges du bœuf, on ne te demande pas de croquer directement dans un bœuf », renchérit-il. M. Fortin rappelle tout de même que le but de la protéine insecte n’est pas de remplacer la viande, mais plutôt d’apporter une autre solution sur la table.  

À propos de Emilie Palumbi

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Emilie Palumbi est une Châteauguoise de 19 ans passionnée par l’écriture depuis son enfance. Avec son imagination surnaturelle, la jeune fille de l’époque écrivait plusieurs histoires fictives à sa famille. Au fil des années, sa curiosité l’a mené à rédiger et à raconter les quotidiens de son entourage, et la piqûre pour le journalisme est apparue. La science est aussi un autre de ses champs d’intérêt. Elle écoute des séries scientifiques, comme Doctor Who, des films de science-fiction tels que les Star Wars et des vidéos éducatives dans le domaine sur YouTube. D’apparence introvertie, Emilie Palumbi est une femme ouverte à tous et ne craint pas à partager sa belle personnalité lorsqu’elle est en bonne compagnie. Après ses études, Emilie aimerait travailler au journal Le Soleil de Châteauguay et espère vivre en campagne entourée d’une partie de la magnifique flore du Québec.

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