Recrutement universitaire : une pression énorme

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Plusieurs athlètes souffrent d’anxiété de performance. (Photo: courtoisie)

Anxiété, performance et choix difficiles, la pression que vivent les athlètes collégiaux en marge du recrutement universitaire est importante. Le stress accapare leur tête pendant cette période.

Le maraudeur des Gaillards, l’équipe de football du Cégep de Jonquière, Derek Martel, est revenu jouer une quatrième année au sein de son équipe collégiale même si les Redmen de McGill l’avait approché pour le recruter. « Je suis un petit gars de Québec et je voulais retourner proche de ma famille. J’allais à Montréal, c’est une grande ville et ça n’allait pas avec ce que je voulais comme mode de vie », explique le numéro 33 des Gaillards. Au terme de cette année, il espère être recruté par le Rouge et Or de l’Université Laval.

Plusieurs athlètes ont refusé les demandes d’entrevue de La Pige, invoquant qu’il s’agit d’un sujet sensible et anxiogène pour eux. Derek Martel a senti la pression de performer au cours de la saison 2021. « L’an dernier, me faire recruter pour jouer universitaire était une grosse priorité. Honnêtement, je me suis fixé des objectifs qui étaient beaucoup trop hauts et peu réalisables. Ça devient rapidement démoralisant », avoue Derek.

L’emplacement de l’université est important pour plusieurs athlètes selon Guillaume Giroux, entraîneur-chef de l’équipe féminine de basketball à l’Université Laval. Plusieurs autres circonstances rendent également le choix difficile. « Certains reçoivent plusieurs offres de différentes universités au Québec, les jeunes stressent parce qu’ils ont peur de faire le mauvais choix et de regretter leur décision », affirme l’entraîneur.

Certains athlètes, comme William Forget, joueur de ligne offensive des Gaillards, ont une cible précise. Il souhaite être recruté par l’Université Bishop pour poursuivre sa formation académique dans leur programme de physique. Le joueur de football exprime également la soif de performance pour atteindre l’objectif sportif de jouer au niveau universitaire notamment lorsque les recruteurs sont présents. « On espère qu’ils nous remarquent, qu’ils viennent nous parler », confie-t-il.

La pression n’est pas mise par les recruteurs universitaires selon Guillaume Giroux, les athlètes vivent une anxiété de performance reliée à leurs propres objectifs. Certains athlètes sont en mesure de faire une introspection quant à leur cheminement entourant leur stress.  « J’ai remarqué en parlant à mes parents et à mes entraîneurs que la seule pression qui existe vient de nous. C’est une pression qu’on s’impose. Un sport reste un jeu après tout, il faut avoir du plaisir. Si on veut arriver au prochain niveau, on y arrivera », admet William Forget.

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