L’essence synthétique, la dernière chance du moteur thermique

Le prix possible du litre d’essence synthétique demeure toujours inconnu pour l’instant.
(Photo : Nicolas St-Pierre)

Dans l’objectif d’atteindre la carboneutralité, de plus en plus de constructeurs automobiles se tournent vers le développement d’un carburant synthétique. Confectionnée dans la majorité des cas à base d’hydrogène, cette technologie qui date de la Première Guerre mondiale pourrait, selon certains experts, être une alternative aux voitures électriques.

Avec les listes d’attente qui vont parfois jusqu’à trois ans avant d’obtenir un véhicule électrique, la production d’un type d’essence qui permettrait de réduire les émissions des véhicules jusqu’à 85 % est de plus en plus considérée à travers le monde. L’utilisation de cette alternative permettrait également de conserver le moteur thermique puisque les voitures n’auraient pratiquement pas besoin de modification pour consommer ce type d’essence.

Il est toutefois difficile présentement de produire de l’essence synthétique en grande quantité en raison de son procédé de transformation complexe.

« Pour arriver à produire la même quantité que l’essence normale, ça va prendre une quantité d’énergie énorme. Déjà en partant, extraire de l’hydrogène ça prend une quantité d’électricité et d’eau phénoménale. Après ça, tout le procédé pour convertir ça en carburant, ça nécessite encore une fois beaucoup d’énergie », explique le chroniqueur automobile William Clavey.

Ce dernier souligne toutefois que l’essence synthétique pourrait être une alternative pour certaines régions du monde qui ne possèdent pas l’énergie propre et renouvelable dont dispose le Québec.

L’éthanol, une autre alternative ?

Essentiellement fabriqué à partir de maïs et blé actuellement au Canada, l’éthanol pourrait également s’avérer comme une autre alternative à l’essence. Toutefois, cette technologie soulève beaucoup de questions.

« Le problème éthique avec l’éthanol c’est que tu utilises des matières organiques pour faire du carburant. Dans un monde où on a de plus en plus de défis par rapport à alimenter la population et aux changements climatiques qui affectent les champs, de prendre quelque chose qui sert à nourrir les gens pour mettre ça dans nos véhicules, est-ce que c’est réellement viable ? », soulève William Clavey.

À propos de Nicolas St-Pierre

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Amateur de hockey, mais avant tout de sport depuis son tout jeune âge, Nicolas St-Pierre se voyait déjà intégrer l’École supérieure en Art et technologie des médias dès son entrée au secondaire. Chose promise, chose faite, le natif de Dolbeau-Mistassini en est maintenant à la dernière année de son parcours en journalisme avec maintenant un seul but en tête, devenir journaliste sportif. Malgré une passion intense pour le sport, Nicolas est également un affamé de politique. L’actualité occupe une place importante dans son quotidien, alors qu’il la consulte chaque matin et chaque soir, autour d’un bon café ! Partisan des Saguenéens de Chicoutimi depuis qu’il est haut comme trois pommes, il s’occupe maintenant de gérer les médias sociaux de l’équipe lors des parties en plus de produire un résumé de chaque rencontre. Assoiffé d’apprendre et de faire sa place dans le milieu médiatique sportif, Nicolas est plus que jamais déterminé à être de l’alignement partant. Attachez bien vos casques, car ça va jouer fort le long des rampes !

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