Poupées de couleurs, visuels et affiche : diversifier la représentativité

De nombreux moyens sont utilisés par les écoles pour représenter la diversité ethnique. Photo: Unsplah

 

« Dans nos salles de classe, nous avons des poupées de couleur, des visuels sur des affiches représentant des personnes en fauteuil ou à la peau foncée par exemple. Et des cahiers et des livres avec plusieurs nationalités représentées », décrit l’institutrice au primaire à Chicoutimi-Nord, Valérie Gagnon. Dans les écoles du Saguenay, c’est cette représentativité que l’on recherche. 

Les écoles du Saguenay font face à un défi pour la reconnaissance de certains élèves : celui de tous les représenter. Alors diverses méthodes et projets sont mis en place pour que la peur de l’inconnu disparaisse. Comme à la commission scolaire des rives du Saguenay, où travaille l’institutrice Valérie Gagnon, de nombreuses images sont utilisées pour représenter la diversité dans les écoles. 

Le but de la démarche est « d’habituer les enfants aux autres ». C’est pourquoi, avec son mari, Jean-François Villeneuve, elle a décidé de développer une journée pour que ses élèves rencontrent des étudiants étrangers. Une à deux fois par an, des cégépiens viennent échanger avec eux sur leurs passions.

Son mari, répondant à l’accueil et à l’inclusion des étudiants internationaux au Cégep de Jonquière, a un espoir pour ce projet. Il souhaite qu’ « ils se trouvent des points communs et voir qu’ils aiment des choses semblables, peu importe leurs origines. »

Le soir, une rétroaction est organisée avec les élèves pour savoir ce qu’ils retiennent de la journée. « Ils voient que même s’ils sont d’un autre pays ou d’une autre religion, ils se ressemblent et ils ont des points communs. Ça permet d’éliminer les préjugés et les stéréotypes », raconte l’organisateur, fier de ce qu’ils en retiennent.

Dans la politique jonquiéroise 

Lors de la dernière campagne électorale, tous les candidats de Jonquière se sont battus contre le racisme. Le sujet de la représentativité tenait à cœur à la candidate de Québec Solidaire à Jonquière, Karla Cynthia Garcia Martinez. Pour elle « il faut que l’on expose les enfants à la culture, sans aucun jugement. » Mais il faut aussi qu’il y ait des « échanges, pour qu’ils n’aient plus peur de l’inconnu. »

Cette représentativité passerait par les écoles, « avec des cours de francisation », mais aussi par « les médias, la politique, les jeux et la culture… Il faut qu’on les voie ! Je me suis présentée pour aider à ça. Il faut être visible. Il faut réussir à briser le plafond de verre des femmes et de toutes les minorités », déclare-t-elle.

À propos de Amandine Rossato

Photo Amandine Rossato
Souriante et enthousiaste dans tout ce qu'elle entreprend, la jeune Juillanaise (Pyrénées françaises) de 20 ans est en troisième année de Technique de communication dans les médias option journalisme au Cégep de Jonquière. Motivée, elle est prête à tout pour atteindre son objectif de carrière : devenir reporter à l'international. Sa passion pour le voyage et l’anthropologie font d’elle une future globe-trotteuse déterminée. Bien rodée dans l'écriture depuis sa tendre enfance, elle aime partager à travers des articles, des poèmes ou encore des photographies. Amandine est une amoureuse de la nature ! La protection de l'environnement et de la faune sont ses domaines de prédilection. Avant de venir en Art et technologie des médias à Jonquière, Amandine a d'abord obtenu son baccalauréat français en section littéraire, puis a continué sa formation avec un diplôme universitaire de technologie en journalisme, à Vichy. Ses nombreux stages en journalisme (La Dépêche du midi, la Nouvelle République des Pyrénées, Sud-Ouest et Libération) lui ont permis d'acquérir des compétences solides qu'elle compte perfectionner à travers La Pige.

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