De la France aux Carabins

Deux joueurs vedettes des Gaillards du Cégep de Jonquière ont aujourd’hui troqué leur ancien uniforme pour celui des Carabins de l’Université de Montréal. Les Français Redval Keita et Matheo Collomb ont traversé l’océan pour jouer au football dans la cour des grands.

Matheo Collomb continue de persévérer pour rattraper le retard qu’il a accumulé en début de saison à cause d’une blessure. (Photo James Hajjar)

Trois ans après leurs arrivées à Jonquière, Redval Keita et Matheo Collomb ont été recrutés par l’équipe gagnante en 2021 de la coupe Dunsmore.

Depuis le début de la saison en septembre, Redval, porteur de ballon, a déjà accumulé du temps de jeux lors d’affrontements.

« C’est quelqu’un qui a su tirer son épingle du jeu très rapidement pis on est content et on espère qui va continuer à progresser », confie l’entraîneur-chef des Carabins de l’Université de Montréal, Marco Ladeluca.

Arrivé blessé au camp d’entraînement en août dernier, Matheo a « pris du retard » en vue de sa première saison en tant qu’allié rapproché et centre arrière pour les Carabins.

« C’est un gars qui a un énorme potentiel. Je suis convaincu qu’il va avoir une super belle carrière ici », a ajouté l’entraîneur.

« Footballeur » depuis leur enfance
Redval, en banlieue parisienne, et Matheo, dans le nord de la France, se sont tourné vers le football américain au même moment dans leur vie, soit à 15 ans, après une blessure au soccer.

Redval Keita a débuté la saison en force comme porteur de ballon, ce qui lui a permis d’être « habillé » lors des dernières parties. (Photo James Hajjar)

« En France, le sport n’est pas vu de la même manière qu’ici. La différence c’est qu’en France, en tout cas surtout pour le football américain, c’est vachement négligé. La fédération est petite, il n’y a pas beaucoup de joueurs, les aménagements pour les sportifs ne sont pas là (sic.) », explique Matheo Collomb.

Il existe environ quatre fois moins de clubs de football en France qu’au Québec, même si la population du pays européen est environ sept fois supérieure.

Recruter dans « les mines d’or françaises »
En janvier 2019, l’ancien entraîneur-chef des Gaillards Football, François Laberge s’est envolé vers la France pour sa mission annuelle de recrutement. Sa première cible : Matheo Collomb, alors quart-arrière pour l’équipe Pole France Révolution, une équipe avec qui les Gaillards entretiennent des relations.

C’est lors d’un camp de recrutement près de Paris, organisé par le Cégep de Jonquière, que le talent de Redval a impressionné l’entraîneur-chef.

Jouer pour les Gaillards

Gaillards
« Ils ont le « G » sur le cœurs », a laissé tomber François Laberge en parlant de ses deux anciens joueurs. (Photo Y&S Photo.)

Tous deux âgés de 18 ans, les sportifs ont quitté le continent européen pour entamer leur première saison avec les Gaillards de football du Cégep de Jonquière. Les nouveaux joueurs français ont mis les bouchées doubles pour passer des règlements du football américain, joué en France, à celles du football canadien.

« Les premiers matchs de la première année c’est difficile. On voit à la sortie du match les gens qui viennent féliciter les joueurs qu’ils connaissent et c’est sûr que les deux premiers mois que tu es là, tu ne connais personne », se remémore Redval.

Redval et Matheo ont travaillé fort pour réussir à se démarquer au sein des Gaillards, mais aussi pour atteindre les rangs universitaires.

« Ce sont des gars qui étaient dominants, de calibre d’équipe étoile au collégiale. Maintenant c’est de faire la transition et d’être capable d’aller chercher du temps de jeux dans les rangs universitaires. […]S’ils font leur devoir et passent à travers les moments difficiles en gardant leur force de caractère, ils vont y arriver. Je ne suis pas inquiet », a confié l’ancien entraîneur des deux athlètes, François Laberge.

Après leur parcours avec les Carabins, Matheo et Redval souhaitent continuer à jouer dans les ligues majeures et vivre pour le restant de leur vie de la passion qu’ils partagent.

À propos de Evelyne Alix-Fontaine

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Baignant dans l’actualité depuis son tout jeune âge, Evelyne a dévoué sa curiosité à vouloir comprendre le monde en profondeur. C’est à 7 ans qu’elle découvre le métier de journaliste grâce à la radio et à la presse papier. Aujourd’hui, on peut décrire Evelyne comme étant une féministe mordue de politique, d’histoire, de chiens et de balados de crimes. Toujours en train de parler, cette future journaliste n’hésite jamais à défendre ce qui lui tient à cœur.

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