Les restaurateurs doivent innover

Les restaurateurs du Québec ne l’ont pas eu facile au cours des dernières années; pandémie, inflation et pénurie de main-d’œuvre. À court de ressources, ils doivent innover s’ils veulent encore demeurer compétitifs dans le domaine.

« La grande difficulté pour les gestionnaires, c’est d’avoir assez de personnel pour opérer à 100 % et plusieurs n’y arrivent pas », affirme le vice-président aux affaires publiques et gouvernementales de l’Association des restaurateurs du Québec (ARQ), Martin Vézina. Le Centre de formation professionnelle de Jonquière (CFPJ) en est un exemple. Les inscriptions sont en baisse depuis quelques années, selon l’enseignant en cuisine, Louis Normand.

Les étudiants en cuisine au Centre de formation professionnelle de Jonquière ne se disent pas inquiets quant à leur avenir. (Photo : Ariane Emond)

Toutefois, il constate que les étudiants ne sont pas démotivés par les enjeux socio-économiques actuels. « Peu ont des préoccupations pour le futur, la plupart sont dans l’immédiat, ils pensent plus à leurs examens », a-t-il affirmé.

Les restaurateurs sont également impactés directement et indirectement par la hausse du coût des aliments, selon M. Vézina. D’abord, les différents ingrédients pour confectionner les recettes coûtent plus cher aux restaurateurs. Puis, parce que les gens qui souhaitent couper dans leur budget vont souvent commencer par le restaurant.

Solutions envisageables

Pour M. Vézina, le moyen le plus efficace pour les entrepreneurs d’accroître leurs revenus est de « se valoriser dans l’expérience client [pour] fidéliser ceux-ci » en développant un meilleur service aux consommateurs. D’ailleurs, la recherche du cabinet américain Bain & Company en 2001 a prouvé qu’augmenter le taux de rétention de 5 % pourrait accroître les bénéfices d’un restaurant de 25% à 95%.

D’autres outils sont également à leur disposition; abréger le menu, augmenter les prix, réduire les portions dans les assiettes ou encore utiliser des protéines alternatives moins dispendieuses. Selon un tout premier sondage réalisé par l’ARQ sur les tendances alimentaires en restauration dans la province, les plats végétariens représentaient 35% des repas sur les menus des restaurants en 2022.

Le CFPJ en cuisine suit les dernières tendances alimentaires et adapte son cours pour préparer les étudiants au marché du travail. Louis Normand raconte qu’avec sa cohorte actuelle, il a déjà « travaillé avec de l’alimentation végane ou même cuisiné avec des insectes […] donc on s’adapte aux tendances pour nos étudiants ».

À propos de Ariane Emond

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Originaire de la région de Laval, Ariane Emond est une grande passionnée d’actualité. De l’environnement jusqu’au monde du sport en passant par la politique, la culture et les voyages, son esprit curieux et sa grande écoute lui permettent d’être ouverte sur le monde. Depuis qu’elle est toute jeune, Ariane souhaite faire sa place dans le monde du sport. Son voyage à travers l’Europe cet été, lui a confirmé sa passion pour la découverte de nouvelles cultures. Pleine d’énergie, la jeune journaliste s’est impliquée au sein du web magazine La Cerise, un journal étudiant. Toujours prête à apporter de nouvelles idées, Ariane considère qu’il lui en reste beaucoup à apprendre. Cette future journaliste travaillante se donne à 100% dans tout ce quel entreprend. Positive, déterminée et réfléchie, Ariane est prête à faire sa place dans le monde des médias.

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