samedi , 26 novembre 2022

Pollution chez Rio Tinto : La population veut des solutions

 

Claude Côté souhaitait connaître l’avis des citoyens. (Photo Camille Houle)

Unissons Saguenay a rassemblé une trentaine d’Arvidiens dans le sous-sol de l’église Sainte-Thérèse mercredi soir afin de trouver des solutions et dénoncer la pollution émise par l’usine de Rio Tinto.

Regroupements, mobilisations, publications dans les médias ; plusieurs solutions ont été amenées, mais rien de concret n’est encore décidé. 

Le chef d’Unissons Saguenay, Claude Côté, voulait que des solutions soient avancées.

Selon les Arvidiens qui sont intervenus su, c’est tellement un acquis que Rio Tinto est polluant, que certains font comme si tout était normal d’apprendre qu’entre 2016 et 2020, l’usine a émis 27 000 tonnes de dioxyde de soufre (SO2), 10 500 tonnes de particules, dont 6000 tonnes de particules fines, et 60 kilos de benzo (a) pyrène (BaP).

« La compagnie a un devoir envers tous ceux qui sont décédés dans la poussière pour que ce quartier-là survive, s’est exprimé un citoyen. C’est important que vos enfants ne vivent pas dans cette saleté-là eux aussi. »

 

Homogénéité dans l’audience

L’instigateur de l’assemblée citoyenne a invité les membres à faire un tour de table et ainsi connaître leurs avis. Les participants ont un point de vue commun : « c’est inacceptable ».

« On m’a toujours dit à l’école que j’étais en vie à cause de l’Alcan. Je ne savais pas qu’elle finirait par me tuer aussi », a affirmé une jeune femme qui vient à peine d’emménager dans le quartier.

Une trentaine de personnes étaient présentes à la réunion. (Camille Houle)

Des témoignages touchants

Bien que la discussion ait été teintée par l’inquiétude des gens, elle a aussi suscité des moments d’émotions.

« Ma petite fille m’a annoncé que je ne serai jamais grand-mère puisqu’elle n’accepte pas d’élever des enfants dans ces conditions de pollution », a affirmé une femme, près du sanglot.

 

 

À propos de Camille Houle

Avatar photo
Étudiante en journalisme à l’École supérieure en Art et technologie des médias, Camille Houle passe le reste de son temps libre sur le terrain de volleyball. La libéro de division 1 excelle dans toutes les facettes de sa vie. Que ce soit derrière ses livres ou sur le terrain, la jeune femme originaire de Joliette dans Lanaudière, est prête à tout pour réussir, et ce depuis son plus jeune âge. Ses habiletés en langue lui ont permis de développer une facilité de communication autant à l’oral qu’à l’écrit. Passionnée de lecture et de protection de l’environnement, elle aime aussi défendre de vive voix l’égalité entre les femmes et les hommes. Ses paires la décrivent comme une femme avec beaucoup d’entregent et de leadership. Elle est perçue comme une fonceuse, mais surtout comme une personne avec le cœur sur la main. Ses qualités la mèneront vers l’aspect du métier dont elle rêve soit le journalisme d’enquête.

À voir aussi

Violences faites aux femmes : des étudiants se mobilisent

 À la veille de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des …