Yannick Gagnon apprivoise ses nouvelles fonctions

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Près de deux mois après son élection, le député caquiste de Jonquière et adjoint gouvernemental de la ministre du Sport, des Loisirs et du Plein air, Yannick Gagnon, a encore l’impression d’être en adaptation. Ce dernier dit en apprendre beaucoup depuis, tout en étant impressionné par l’aide et l’encadrement qui lui sont offerts. 

Bien que le but d’un député soit similaire à celui d’un directeur général d’un organisme communautaire, aider les citoyens de sa région, Yannick Gagnon a dû composer avec une nouvelle réalité. L’ancien directeur général du Patro de Jonquière pendant 15 ans s’est non seulement assuré que son entourage acceptait la perte de vie privée, il a aussi dû s’adapter à être le représentant de ceux qui ne l’ont pas élu. Comme le souligne le principal intéressé, « je suis aussi le député de ceux qui m’ont brisé le visage », en faisant référence aux pancartes électorales brisées. 

La situation est identique pour son responsable de bureau et des communications, Pierre-Luc Desbiens. Il apprend tout autant le fonctionnement des rouages et des systèmes politiques depuis son entrée officielle en poste, le 3 octobre dernier. Celui-ci explique que les autres députés caquistes du Saguenay-Lac-Saint-Jean sont d’une grande aide pour eux, puisqu’ils sont présents sur la scène politique depuis 2018. 

Yannick Gagnon célèbre sa victoire aux élections provinciales et devient député de Jonquière

Vandalisme et grabuge 

Rappelons que M. Gagnon n’a pas été épargné par la vague de vandalisme sur les pancartes électorales au Québec. Ce dernier s’est assuré que ses enfants n’étaient pas trop affectés émotionnellement. Voir le visage de leur père découpé et peinturé n’a pas dû être facile, mais « ils ont été impressionnants », mentionne celui qui a été élu avec une marque fracassante de 59,39% des votes.  

Un cheminement honnête 

Une phrase a inspiré Yannick Gagnon lors des élections. Ce dernier a cité la députée caquiste de Marie-Victorin, Shirley Dorismond, après sa victoire des élections partielles en avril 2022, « j’ai tout donné ». Ce mantra a guidé la campagne du père de deux enfants du début à la fin. Ce dernier a souhaité rester l’homme qu’il est, proche de sa communauté, en évitant de devenir un personnage faux. Il a aussi voulu pouvoir se lever le matin des élections avec la ferme conviction que peu importe l’issue de la soirée, il n’aurait rien pu faire mieux.

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