Le Barreau de Québec invite les avocats à décrocher

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Me Marianne Plamondon a débuté son rôle de porte-parole du défi cette année, étant donné que sa profession juridique peut être « enivrante ». (Photo: courtoisie)

Le Défi… On décroche invite les avocats et avocates à ne pas répondre aux appels professionnels non urgents de 19 h à 7 h durant le mois de février. Un défi plutôt difficile à relever pour les criminalistes selon Me Charles Cantin de la firme Cantin Boulianne avocats.

Pendant ce défi, les avocats doivent envoyer et répondre seulement aux appels/courriels urgents le soir venu comme les cas de procédures d’injonctions, ou encore lorsque la vie ou la sécurité d’un individu est en danger, rapporte la porte-parole du défi lancé par le barreau de Québec, Me Marianne Plamondon.

Elle explique qu’il faut prendre conscience de l’hyperconnectivité que le métier d’avocat peut apporter. « Même quand ils partent en vacances, le téléphone continue à sonner », renchérit Me Plamondon, rapportant que c’est un problème de plus en plus d’actualité.

Pour Me Charles Cantin, faire ce défi pourrait potentiellement lui faire perdre un nouveau client. Ce stress pourrait selon lui empêcher certains avocats de dormir la nuit. « Si le fait de ne pas répondre au téléphone te rend nerveux de peur de perdre un client, tu es mieux de ramasser l’appel », croit-il.

Le criminaliste admet que son métier demande beaucoup de sacrifices, que c’est « un métier de workaholic ». Lui-même tente de se donner plus d’espace personnel avec les années, « mais je réponds toujours au téléphone ».

 

Un défi important à partager selon Me Plamondon

Le défi… On décroche est une initiative débutée il y a trois ans afin de préserver la santé mentale des avocats.

Selon la porte-parole, ce défi apporte à la réflexion et rappelle à ces professionnels qu’ils ont droit de se reposer. « Les gens se pose la question : est-ce vraiment nécessaire d’envoyer ce courriel à 21 h ou ça peut attendre à demain ? », mentionne-t-elle, expliquant que cette réflexion est déjà un bon pas vers l’avant.

Selon une étude menée en 2017 par The American psychological association intitulée Give me a break, se détacher du travail après ces heures allouées rapporte plus de satisfaction personnelle et moins de tension psychologique qu’un employé qui travaille toujours des heures supplémentaires.

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