L’importance du sommeil chez les TDAH sous la loupe des chercheurs

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Les étudiants du Cégep de Jonquière sont invités à participer à la recherche sur le manque de sommeil qui aggrave les symptômes chez les jeunes atteints de TDAH. Cette étude est conduite par le professeur associé et chercheur chez ÉCOBES, Luc Laberge.

Depuis deux ans, M. Laberge construit l’hypothèse entourant le sommeil et les troubles déficitaires de l’attention avec ou sans hyperactivité. « On veut démontrer qu’en améliorant le sommeil, ça favorise les fonctions exécutives du cerveau comme l’attention, la mémoire, la concentration, la planification et l’organisation. Tout pour améliorer l’apprentissage de ces jeunes », explique M. Laberge.

Mais comment améliorer le sommeil ?

M. Laberge et son équipe ont conçu cinq à six séances de groupes, dites cognitivo-comportementales conduites par un psychologue, qui donnera des théories sur le sommeil réparateur. « Les jeunes en apprendront plus sur l’horloge biologique et surtout, les bonnes habitudes de vie à adopter pour mieux dormir », souligne le chercheur.

L’étude touche les étudiants du Cégep de Jonquière et ceux du Cégep du Vieux Montréal. « On trouvait pertinent d’étudier les réalités de jeunes en région, en comparaison à ceux de la ville », affirme M. Laberge. Jusqu’à maintenant, ce sont plusieurs centaines de jeunes qui ont répondu au questionnaire de la recherche et quelques douzaines qui ont participé à la partie expérimentale du projet. Certaines classes ont eu la chance de s’inscrire en ligne, par un lien offert par leur professeur.

Le chercheur Luc Laberge est fier de voir un intérêt pour sa recherche chez les étudiants. (Photo: Corinne Krusa)

Les retombées de la recherche

Le chercheur espère voir les résultats de sa recherche appliqués aux cégeps de la province. Il considère pertinent la prise de connaissance de cette problématique. Le professeur associé souhaite aider de nombreux jeunes. Il craint cependant d’avoir des difficultés à diffuser les résultats. « Le problème en recherche, c’est que nous avons l’argent pour la faire, mais nous n’en avons pas pour la transférer au public », indique M. Laberge.

Malgré l’engouement des étudiants inscrits à la recherche, le chercheur sait que son équipe et lui ont un long chemin devant eux avant d’obtenir des résultats. M. Laberge soutient qu’ils souhaitent « produire quelque chose qui viendra intéresser la population à cet enjeu pour les étudiants ».

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