Des Jonquiérois ne veulent pas de Airbnb

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Une dizaine de citoyens se sont présentés à la séance du conseil d’arrondissement des Jonquière, mardi, pour s’opposer à l’implantation d’un logement Airbnb. C’est une situation familière pour les élus.

« Ça arrive à presque tous les conseils d’arrondissement, affirme le conseiller, Kevin Armstrong. Ce sont toujours les mêmes enjeux. Souvent c’est le bruit, mais aussi la sécurité, la quiétude. »

Dans ce récent cas, la majorité des voisins du possible logement de location  sont des personnes âgées. Elles craignent que la paix qui règne dans leur secteur du lac Kénogami soit brisée.

« Cognez à toutes les maisons et il n’y en a pas un qui est pour le projet. On est des personnes âgées, certains même des octogénaires, a déclaré le citoyen Marcel Bouchard devant les élus. Ce n’est pas qu’on ne veut pas, mais juste pas celui-là. »

Les mots de M. Bouchard ont été appuyés par une autre résidente du chemin des Polices.

« L’été, les motos marines, c’est le fun. Mais, nous, même si on est des malentendants, on a des appareils et ça double le volume! » , s’est exclamée Suzanne Gagnon.

Le conseil n’a donc pas accepté la demande d’usage conditionnel. C’est un troisième refus du genre d’affilée. La citoyenne faisant la demande n’était pas sur place pour réagir.

Couteau à double tranchant

Les logements à court terme favorisent la venue de touristes, ce qui peut avoir des bienfaits pour la Ville. Cette dernière fait cependant attention de ne pas se faire prendre par ce couteau à double tranchant.

Les quartiers à l’extérieur des centres urbains sont des destinations bien appréciées par les touristes. Cependant, le calme de ces endroits et le décor qui attirent des visiteurs sont les mêmes que les citoyens souhaitent préserver.

« C’est certain que les gens qui choisissent d’y vivre s’attendent à avoir une certaine quiétude. Ça aussi, il faut le respecter », explique M. Armstrong.

Le président de l’arrondissement, Carl Dufour, souligne l’importance d’écouter les citoyens. « Quand l’acceptabilité sociale n’est pas là, on refuse tout simplement », indique-t-il.

Le président du conseil d’arrondissement de Jonquière, Carl Dufour, souligne que l’acceptabilité sociale est un point décisif dans ce genre de situation. Photo : Maxim Villeneuve

Toutefois, une loi provinciale réduisant le pouvoir des municipalités dans ces dossiers sera adoptée le 25 mars. Le conseil ne pourra plus empêcher ses citoyens de faire de la location de courte durée si cela est fait à leur résidence principale.

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