Cérémonie en mémoire des enfants de Laval à Chicoutimi

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Le président de la Caserne de jouets de Saguenay, Mario Gagnon, s’est exprimé de façon émotive devant les citoyens présents, jeudi matin, à la Cathédrale de Chicoutimi pour rendre hommage aux enfants de la tragédie de Laval.

La Caserne de jouets invitait la population à se regrouper devant la Cathédrale Saint-François-Xavier pour un hommage aux deux enfants décédés après qu’un autobus ait foncé délibérément dans une garderie le 8 février à Laval.

« C’est vraiment difficile. Ça me rappelle beaucoup de choses en tant que pompier et quand ça touche les enfants, c’est impossible de ne pas être touché. Si les mots existaient pour décrire votre douleur, je les prononcerais », a expliqué celui qui est maintenant à la retraite, Mario Gagnon.

Les quelques citoyens présents ont pu apporter  des peluches ainsi que des bougies à allumer à 11 heures, précisément l’heure des funérailles des deux enfants décédés. Une minute de silence s’est aussi tenue et a été suivie  d’un discours du prêtre-modérateur de l’église.

Plusieurs peluches ont été déposées au pied de l’église en signe de soutien aux familles touchées par les évènements de Laval. (Photo : Xavier Nicole)

« Souvent, nos silences sont aussi une prière. Je vous remercie d’être venu ici aujourd’hui pour penser à ces petits anges », a mentionné  le prêtre-modérateur de l’Unité pastorale Chicoutimi-Laterrière, Denis Côté.

Mario Gagnon a lui aussi profité de l’attention des personnes présentes pour réciter un texte prévu pour l’occasion. Visiblement attristé, il a dû prendre plusieurs pauses lors de la lecture pour reprendre ses esprits. « Je m’excuse, c’est vraiment difficile », a-t-il mentionné.

« Qu’on soit 10, 20, 30 ou 40 ce n’est pas ça le but. Tant qu’il y a des gens qui pensent à eux. C’est le geste qu’on voulait faire ce matin », a précisé Mario Gagnon.

En plus des discours de soutien faits par le prêtre-modérateur, Denis Côté, et le président de la Caserne de jouets de Saguenay, Mario Gagnon, une minute de silence s’est aussi tenue. (Photo : Xavier Nicole)

Des citoyens émus

Même si très peu de personnes se sont présentées pour l’évènement, la solidarité n’en a pas moins été ressentie. Chacune de ces personnes a pu déposer un toutou contre la porte de l’église.

« Je suis ici parce que ça m’a vraiment touchée au cœur. J’ai deux enfants et j’ai travaillé toute ma vie avec les enfants. Je suis ici pour les supporter », a expliqué une  citoyenne venue déposer une peluche.

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