« C’est mon bébé », le grand amour de Serge Tremblay pour sa voiture ancienne

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Serge Tremblay au côté de sa Pontiac Grand Prix 1987. (Photo : Sibylle Beaunée)

L’amour pour les voitures anciennes a toujours existé et continue de vivre de génération en génération. Preuve à l’appui, le club Voitures Anciennes Saguenay-Lac-Saint-Jean (VASL) accueille de plus en plus de jeunes fanatiques dans le but d’exposer leur passion à la région. Un membre en particulier, Serge Tremblay, voue une véritable admiration pour ce monde de l’automobile et les années 50.

Lorsqu’on lui demande s’il considère sa voiture comme son quatrième enfant, Serge Tremblay ne laisse pas planer le doute. « Oui. Nos voitures c’est… Juste un exemple, allez écouter le film Christine. Ça va tout vous dire sur ce qu’on peut ressentir quand on a ça. »

Imaginée par Stephen King, Christine c’est l’histoire d’un jeune amateur de voitures qui tombe amoureux d’un véhicule rétro. Le roman fait écho à la passion éprouvée par les membres du club de Voitures Anciennes Saguenay-Lac-Saint-Jean.

« Il y a des années où on était 70 membres et l’année passée on était 224. Puis là, on est déjà rendu à 80 pour 2023. Tu vois que l’achalandage est de plus en plus important. Le monde s’intéresse davantage. Lorsque l’on fait des expositions, comme celle qu’on fait l’été au Vieux-Port de Chicoutimi, ça attire 4 à 5000 personnes. Rien que pour venir voir des voitures », explique l’actuel président de VASL, Michel Girard, tout en présentant sa collection de voitures miniatures.

Ce dernier justifie cette nouvelle vague par une relève qui désire découvrir un ancien monde ; celui des vieux bolides. Datant tout de même de 1976, le club constate que cet univers mythique ne risque pas de perdre sa popularité à cause des demandes pour des festivals, des mariages ou encore des bals de finissants.

« C’est un regain qui s’exprime avec les jeunes. Il y a beaucoup de jeunes, maintenant, qui s’intéressent aux voitures antiques, qui s’en achètent. C’est la relève, c’est bien le fun pour ça », raconte-t-il au côté du président de 2017 à 2018, Serge Tremblay.

Vivre dans une autre dimension 

Ce dernier, originaire de Chicoutimi, est un exemple typique du grand passionné de voitures anciennes. Avant de faire irruption dans sa maison, celle-ci reflète l’image d’un simple domicile. Toutefois, à l’intérieur, les décorations des années 50 permettent aux visiteurs de faire un retour dans le passé. En plus de nombreux objets symboliques reliés aux voitures, les insignes à l’image des Elvis Presley et Marilyn Monroe de ce monde ont le pouvoir de remonter le temps.

« J’aurais aimé vivre les années 50. Je suis venu au monde en 66 et j’aurais aimé vivre cette période-là, affirme M. Tremblay, passionné depuis son plus jeune âge. Je trouvais que c’était une époque qui était formidable, c’était plus chaleureux au niveau du monde. Il y avait du vrai matériel avant, maintenant c’est du plastique. »

Serge Tremblay a métamorphosé sa maison pour revivre les années 50. (Photo : Sibylle Beaunée)

La pièce maîtresse demeure toutefois le sous-sol, métamorphosé en garage. Ce dernier habite une Pontiac Grand Prix 1987, de couleur bleue. Alors qu’elle est actuellement protégée du froid hivernal, « Tétine », surnommée de cette façon par les collègues de Serge Tremblay à cause des vis posées sur ses portières, se repose avant les activités estivales.

« J’avais environ 7 ans. Ce qu’on appelle les hot wheels, les petites voitures, on s’amusait avec entre amis, on se faisait des chemins dehors dans le sable. Un de mes amis qui était avec moi et qui avait plusieurs véhicules, possédait un petit véhicule rouge. Ce qu’on appelle une Chevrolet Bel Air 1957. Je suis tombé amoureux. Quand je l’ai vu, mes yeux pétillaient », confie l’homme de 57 ans.

Serge Tremblay attend impatiemment l’été pour sortir sa voiture ancienne de son garage. (Photo : Sibylle Beaunée)

Une relève importante

Pour lui, « transmettre le flambeau » est fondamental afin de conserver le patrimoine des voitures anciennes.

« Il faut continuer avec la nouvelle génération et en profiter avec les jeunes qui sont là aujourd’hui pour garder notre histoire. Le patrimoine ce n’est pas juste des bâtisses, c’est nos voitures. À un moment donné, si tout disparaît, on n’aura plus rien. […] On pense que les voitures antiques c’est juste pour les baby boomers. Alors que non. Il y a beaucoup de jeunes qui ont 18, 19 et 20 ans et c’est merveilleux. On les accueille et c’est merveilleux. »

 

Un texte de Sibylle Beaunée et Nickolas Bergeron

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