Les activités hivernales au cœur des changements climatiques

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Les centres de sport d’hiver sont les premières cibles des changements climatiques. 
Photo : courtoisie

 

Tempêtes, vents violents, pluie verglaçante… L’hiver n’est pas de tout repos pour les centres d’activités du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Pourtant, le plus à craindre n’est pas aujourd’hui, mais bien ce que le futur prévoit en terme de changements climatiques pour certains propriétaires.  

 « On voit l’impact des changements climatiques chez nous, notamment avec des vents violents qui font tomber de plus en plus d’arbres. À cause de ça, on a dû fermer quelques jours », a expliqué le gestionnaire aux loisirs du club Tobo-Ski, Simon Ouellet.  

 Le 23 décembre a marqué les esprits. Une tempête violente a frappé le Québec pendant Noël. Les centres d’activités hivernales ont été les premiers à être touchés. D’autres fortes chutes de neige ont causé des fermetures dans la saison. Cette année est la première où le club Tobo-Ski est victime de plusieurs fermetures. Pourtant, l’inquiétude n’est pas au rendez-vous.  

 « Pour l’instant, nous ne sommes pas inquiets. On est dans une région où on est chanceux d’avoir ces températures-là. Mais un jour, il va falloir savoir où nous devons nous diriger. » Pour le gestionnaire Simon Ouellet, les variations sur les températures se font ressentir. 

 Un constat identique pour le directeur de Aventuraid, une entreprise spécialisée en chiens de traîneau et motoneige, situé à Girardville, Gilles Granal. « Il y a beaucoup de variations concernant la quantité de neige. Nous allons bien pour l’instant étant donné que nous sommes situés au nord du Lac-Saint-Jean, mais j’ai déjà des amis qui ont dû fermer leurs entreprises, ils étaient vers Montréal. » 

 Les fermetures des centres dans le sud du Québec inquiètent tout de même. « Au fil des années, on se pose la question sur le futur de nos activités. Les changements climatiques sont bien présents et on ne sait pas comment s’annonce réellement la suite », explique Gilles Granal. 

 Pour Simon Ouellet, la question sur la neige se pose. « Les tombées de neige sont très variables en ce moment, on en a moins qu’avant. » Il a même déjà réfléchi au rôle que le gouvernement pourrait avoir. « Il faudra que le gouvernement nous aide. Par exemple, recevoir des équipements technologiques plus performants pour nous aider lors de ces changements de température. » 

 

Avec les variations de tombées de neige, la question sur le futur des chiens de traîneaux se posent.
Photo : courtoisie

 

Relativiser pour éviter des annulations 

 Malgré l’inquiétude sur les activités hivernales, les gérants appellent la population à ne pas tomber dans la crainte. Cela pour éviter que des annulations engorgent les centres.  

 « Les clients écoutent trop la radio et les nouvelles, ils prennent vite peur alors que tout va bien se passer. Il n’y a pas de mauvaises températures, juste des gens mal habillés », a estimé le propriétaire des Balades Solos spécialisé en balades de chiens de traîneau, Dominic Gagnon.  

 Pour Gilles Granal, l’heure est à la relativisation. « Dès que les gens entendent qu’il fait moins 30, c’est une catastrophe mondiale. Alors que non, c’est une température tout à fait normale. C’est juste que ça passe en boucle à la radio comme quelque chose d’exceptionnel, » relativise-t-il.

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