Retour à la maison après 33 ans d’absence

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La 81e conférence de Regard sur le monde a su toucher son public le 1er novembre dernier avec des thèmes comme la quête de sens et la tradition. Saguenéenne d’origine polonaise, Tamara Anna Koziej a raconté son retour aux sources, qui lui a permis de reprendre goût à la vie et de raviver sa passion des voyages.

La polyglotte originaire de Pologne a organisé cette conférence afin d’intimement partager une période de sa vie où le fait de voyager l’a guidée vers une nouvelle quête de sens. Dès le départ, elle s’est adressée de façon chaleureuse à la vingtaine de personnes présentes afin de rendre clair qu’il allait s’agir de quelque chose de très humain et personnel. Une table à manger et un samovar (théière slave) trônaient même au milieu de la salle Marguerite-Tellier.

Un samovar avait été disposé à la portée de l’auditoire, comme pour partager un thé autour de la table en famille.

« Le merveilleux du quotidien »

En plein confinement, Tamara Anna Koziej a connu une période plus difficile qui l’a menée à beaucoup d’introspection. Elle croyait en avoir fini avec les voyages et avec plusieurs des belles choses que peut apporter la vie. Pourtant, lorsque sa sœur aînée et sa mère ont rencontré des problèmes sur le vieux continent, elle s’est retrouvée contrainte à repartir. De retour dans un pays qu’elle avait vu pour la dernière fois en 1990, l’aventurière se retrouve désemparée. « Je ne reconnaissais pas la Pologne », avoue-t-elle.

Son voyage, elle ne l’a pas passé dans la grande Varsovie ou dans les lieux touristiques, mais dans la campagne qu’elle avait auparavant connue. Elle raconte comment les choses les plus simples ont pu l’émerveiller, l’émouvoir et la ramener à ses racines. « Je n’ai jamais autant pleuré de bonheur que pendant ce voyage-là », confie-t-elle. Des lieux comme sa maison d’enfance en Pologne et des jardins où elles se promenaient plus jeune en Italie ont su raviver en elle une flamme pour les voyages et les nouvelles découvertes.

 

Un bel héritage

L’aspect important de son périple, c’est qu’il a été vécu en compagnie de ses deux filles adorées. La plus jeune des deux, Constance a même entrepris de son propre chef l’apprentissage du polonais. Tout au long de la conférence, de magnifiques photos sont venues mettre en valeur les récits de la voyageuse. Ce serait un euphémisme de dire que l’on pouvait ressentir un peu de son amour maternel en voyant les photos de ses filles qui cueillaient des fleurs polonaises emblématiques afin de fabriquer de jolies couronnes de fleurs bleu royal. « Ce voyage était notre retour à la maison », a-t-elle conclu le sourire aux lèvres et les larmes aux yeux.

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