Le journalisme régional durement touché

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À la suite des coupes d’emplois chez TVA, c’est une vingtaine d’employés qui ont été remerciés dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Ces nombreuses pertes d’emploi entraîneront des conséquences directes sur l’information régionale et locale.

Le bureau de TVA Saguenay-Lac-Saint-Jean ne sera dorénavant plus une station, mais bien un bureau journalistique, explique la journaliste Sonia Lavoie. Seulement quatre journalistes et deux caméramans ont été en mesure de garder leur poste. En ayant aussi peu de journalistes, il sera difficile de couvrir tous les évènements. « On va devoir faire des choix. On ne pourra pas tout couvrir. Dans la journée, s’il arrive un évènement dernière minute ça va être difficile de se tourner de côté, car il n’y aura plus personne pour regarder les courriels dans le bureau et faire des appels », apporte l’ancienne cheffe d’antenne et cheffe de pupitre de TVA Saguenay-Lac-Saint-Jean, Sonia Lavoie.

Moins de temps d’antenne

Dorénavant, les bulletins régionaux seront plus courts. « À ce qu’on comprend aussi, les bulletins ne seront plus de 30 minutes, mais bien de 18 minutes. Il va y avoir une portion locale dans le bulletin », soulève Sonia Lavoie. De plus, les bulletins seront produits à Québec pour les régions de Sherbrooke, Trois-Rivières, le Saguenay-Lac-Saint-Jean et Rimouski.

Plusieurs points négatifs à ne pas produire son propre bulletin

Les journalistes devront jongler avec des délais d’envoi plus serrés, puisque tous les reportages devront être envoyés à Québec. « Il va y avoir beaucoup moins de visibilité pour les nouvelles de la région car ils ont coupé dans les temps des bulletins. Étant donné que les bulletins vont être enregistrés à Québec, il va falloir envoyer nos reportages plus tôt. Je pense que le bulletin régional va avoir beaucoup moins d’impacts », apporte Mme Lavoie.

Dans une situation comme celle-ci, il est important que les journalistes aient leur mot à dire lors des bulletins, même s’ils sont diffusés à partir de Québec. « Une chose est certaine, un emploi de perdu ici c’est un emploi de perdu de trop, même chose pour les postes qui sont transférés à Québec. La région c’est moins de 5% de la population au Québec, ce n’est pas Québec et Montréal qui vont parler pour nous. Il faut que la nouvelle soit produite ici, car c’est les journalistes de la région qui connaissent le mieux les enjeux d’ici », mentionne la présidente de la FPJQ régionale du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Annie-Claude Brisson. Avec les coupures, moins de nouvelles pourront être produites durant une journée. « Moins de journalistes, ça veut dire qu’il y a moins d’information de produites donc c’est moins d’info qui circule aussi. Dans les cas comme ça, c’est notre capacité journalistique qui décide si on est en mesure de couvrir les nouvelles », soulève la présidente.

Au total au travers le Québec, ce sont 547 emplois qui ont été supprimés.

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