Étudiants : quand le manque de temps et d’argent prend le pas sur l’alimentation

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De nombreux étudiants affirment se nourrir presque exclusivement de pâtes et de riz en raison de leur coût et de la rapidité de préparation. (Photo: Esther Dabert)

Pour de nombreux étudiants, se nourrir correctement est un véritable défi. Entre le coût des aliments et le temps consacré à l’épicerie et à la cuisine, portefeuilles comme emplois du temps ne suivent plus le rythme. Seule solution : faire des compromis. Des choix qui se font bien souvent au détriment de la qualité de l’alimentation.

« Je tente d’acheter des légumes mais c’est vraiment cher, limite inaccessible. » Cette situation, l’étudiante internationale Sarah Houacine Grim n’est pas la seule à en témoigner. Dans l’assiette de Sara Seguy aussi les crudités et autres pousses ont disparu. « J’essaye d’en prendre mais avec le prix, je finis toujours vers le riz, les pâtes et le poulet », raconte l’étudiante. Des aliments devenus indispensables pour de nombreux étudiants en raison de leur coût plus faible. « On a réduit la quantité de viande et on la prend nature parce que préparée ça coûte trois fois plus cher, précise Sarah Houacine Grim. On fait cuire un gros morceau de viande et on en fait des petits plats, avec ça on peut tenir quatre repas. »

Une dépendance aux moyens de transport

Afin d’assurer l’équilibre et la variété de leurs plats, beaucoup s’efforcent de consommer des aliments de qualité ; ce qui rime bien souvent avec un coût supérieur. Pour pallier ces prix, ils se tournent autant que possible vers les réductions. « J’utilise la voiture de ma propriétaire donc je suis assez dépendante. Je regarde les réductions mais je ne suis pas toujours disponible pour en profiter », ajoute Sara Seguy. Dans l’impossibilité de consacrer autant de temps aux déplacements, ils sont également nombreux à opter pour le dépanneur. « Comme je n’ai pas de voiture, je suis obligée d’aller au Métro ou au IGA parce que c’est plus proche », indique Sarah Houacine Grim. Cependant, « même si je travaille au dépanneur et que j’ai le droit à un rabais, ça reste toujours 2 voire 3 fois plus cher », ajoute Sara Seguy.

L’alternative des plats prêts-à-manger

La cuisine étant un art parfois trop chronophage, certains comme Sara Seguy font le choix de la restauration rapide. « Quand je suis débordée je commande McDo ou St-Hubert mais j’essaye d’éviter parce que c’est plus cher. Sinon je prends une pizza parce que même si elle coûte 40$ je peux faire trois lunchs avec. » D’autres, comme Olivier Lamoureux, optent pour des plats sous une autre forme. « J’ai un frigo très petit dans ma résidence, je n’ai pas la possibilité de stocker donc je commande des plats à faire réchauffer », indique l’étudiant. Mais contrairement à ceux de Sara Seguy, les plats du jeune homme sont pensés pour être équilibrés. « Il y a des salades, des légumes, de la viande… C’est sûr que ça coûte cher mais c’est sain. » Une solution indispensable pour l’étudiant qui n’est pas « très bon en cuisine. Il y a un peu de paresse là-dedans. Quand je cuisine c’est souvent des pâtes, c’est rapide, pas cher et facile ! », conclut-il en plaisantant.

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