Entraîneur vidéo : un métier dans l’ombre tout aussi important

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Quand on pense aux succès d’une équipe de hockey, le directeur général et l’équipe d’entraîneurs derrière le banc sont les premiers noms qui nous viennent à l’esprit, mais bien souvent, on oublie l’entraîneur vidéo. Dans la région, ils ne sont que deux à pratiquer cette profession.

« On est un soutien au groupe d’entraîneurs pour faciliter le plus possible leurs tâches. On les accompagne dans la préparation d’un match », a indiqué l’entraîneur vidéo des Sags, Enrick Corneau. Yohan Turgeon, des Élites de Jonquière, est la seule autre personne dans la région à œuvrer dans ce cercle restreint.

Coach à la base, l’entraîneur vidéo joue un rôle plus que déterminant dans une équipe. Ce dernier effectue les suivis d’adversaires, rédige les rapports de dépistage et découpe les séquences de sa formation pendant les parties.

« Ils font partie du succès de notre équipe, ils apportent une nouvelle dimension à notre coaching. Ils voient des choses qu’on ne voit pas nécessairement dans le feu de l’action », a révélé l’entraîneur-chef des Élites de Jonquière, Arnaud Dubé.

Une nouvelle réalité

Depuis cette saison, Enrick Corneau travaille pour les Saguenéens de Chicoutimi. L’an passé, il travaillait pour les Élites de Jonquière. Un changement de niveau rime avec période d’adaptation selon Enrick Corneau. « L’approche est différente en ce qui concerne la demande des entraîneurs, on fait plus de préparation dans la LHJMQ ». Toujours selon Corneau, dans le M18 AAA, on développe les joueurs à jouer junior tandis qu’avec les Sags, on les prépare au niveau professionnel ou universitaire.

Hockey Québec tarde à tirer son épingle du jeu

Encore aujourd’hui, il n’existe pas de formation à Hockey Québec pour devenir entraîneur vidéo. L’histoire se répète à Hockey Canada. Dans les prochaines années, Corneau aussi le coordonnateur des Rebelles du Sag-Lac souhaite voir un changement en ce qui concerne son travail. « La carrière d’entraîneur vidéo n’est pas encore accessible. Il n’y a pas d’ouverture avec les fédérations sportives. On travaille dans l’ombre », ajoute-t-il.

Lors des deux derniers repêchages de la LNH, Enrick a créé avec Mario Leblanc, nom bien connu de l’entourage du Canadien de Montréal, une petite communauté d’entraîneur vidéo à travers le Québec. Le but ? Ouvrir la discussion et partager ses connaissances à travers le cercle. Enrick Corneau aimerait en faire son gagne-pain à long terme.

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