Soixante-quatre postes abolis à la SAQ : les syndicats répliquent

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C’est le 26 février prochain que les quelque 5 500 travailleurs syndiqués de la SAQ pourront se prononcer sur un mandat de grève.

En pleine période de négociation, la Société des alcools du Québec (SAQ), a annoncé en janvier la suppression de 64 postes dont 48 vacants. À cela s’ajoutent la fermeture d’une succursale et la réduction des heures d’ouverture des 840 points de vente de la société  dispersés à travers la province.  Secoués par cette annonce, les dirigeants du Syndicat des employé(e)s de magasins et de bureaux de la SAQ-CSN ont indiqué par le biais d’un communiqué qu’un mandat de grève est « nécessaire» pour faire débloquer les négociations avec l’employeur qui sont au point mort depuis quelque temps.

Sans convention collective depuis près d’un an, les employés qui réclament des horaires et des postes réguliers soutiennent que ces nouvelles mesures aggraveront encore leurs conditions et leur climat de travail.

« On est déjà en manque d’effectifs. […] On doit souvent opérer avec un ou même trois employés en moins sans compter que l’on doit payer des employés venant d’autres succursales pour nous venir en aide. Je n’imagine même pas comment on va pouvoir fonctionner avec ses coupures », martèle le délégué syndical et employé de la SAQ de Roberval, Jimmy Meunier.

 

Les clients eux, paient la note

Même si aucune de ces mesures ne semble avoir eu un impact sur le prix des produits vendus pour le moment, c’est le service qui, lui, n’est plus pareil selon un client régulier de la succursale de Jonquière, Michel Savoie. « Avant il y avait toujours quelqu’un qui nous conseillait à la minute que l’on mettait le pied dans le magasin. Mais maintenant c’est n’est plus ça, il faut demander de l’aide et souvent c’est plus long de se faire répondre », a-t-il allégué.

Des ventes à la baisse

Même si plusieurs points de vente de la société d’État continuent de performer sur le plan des ventes, l’organisation, quant à elle, a engrangé un bénéfice net en baisse de 2.5 % au deuxième trimestre de 2023. Des résultats qui ne peuvent être attribués au hasard, soutient le syndicaliste.

« On coupe dans le service/conseil et il faut savoir qu’un client accompagné par nos conseillers va acheter entre 20 et 25 % de plus. C’est juste logique que nous allons vendre moins. »

 

 

 

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