Huit chiens de sauvetage prêts à servir

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Chantal Gagnon, maitre-chien, qui revient d'un entrainement.

Huit équipes de chiens en recherche et sauvetage sont présentement en attente d’être reconnus afin de pouvoir agir comme ressource de deuxième ligne lors de disparitions en forêt ou dans l’eau. Ces chiens sont entrainés dans la région, plus précisément à Saint-Honoré, Saint-Gédéon et Laterrière.

 

Maitre-chien dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Chantal Gagnon travaille présentement à ce que ses équipes de chiens soient reconnues à travers le Québec. Sept régions du Québec possèdent présentement des équipes, dont le Saguenay-Lac-Saint-Jean. « En ce moment on travaille à être reconnu par le ministère de la Sécurité publique. C’est surtout là-dessus qu’on travaille afin qu’on puisse être officiellement en deuxième ligne », apporte-t-elle. Puisqu’ils ne sont pas reconnus, cela crée quelques restrictions. « Quand l’association va être enfin reconnue, ça va nous donner plus d’opportunités. En ce moment, nos chiens ne sont pas assurés donc on a plus de difficulté à trouver des terrains de pratique », apporte l’entraineur dans la région de Québec, Martin Ruel.

Souvent, les équipes en recherche et sauvetage sont appelées en dernier recours. « On est surtout appelé quand les familles ont perdu espoir. En ce moment, ce que ça veut dire, c’est que si un enfant se perd en forêt, on ne peut pas participer aux recherches. Les policiers vont mettre des chiens et des gens sur le cas, mais nous on ne peut pas y aller. Si la famille nous contacte, on peut y aller avec l’accord de la Sûreté du Québec », affirme Chantale Gagnon. Les familles de personnes disparues peuvent contacter les équipes via la page Facebook de SARCAN QC pour recevoir de l’aide.

Malgré les ressemblances avec les chiens policiers, le travail de ce type de chiens est légèrement différent. « Nous on fait de la recherche de personnes perdues en forêt avec les chiens et non en milieu urbain. Les chiens suivent les odeurs inhabituelles dans la forêt pour essayer de retrouver les gens disparus », dit Chantal Gagnon.

Utile dans les cas de noyade

Les chiens en recherche et sauvetage peuvent aussi effectuer des recherches sur l’eau avec les plongeurs. « Ils ne sont pas encore formés pour aller sous l’eau. Ils sont formés pour sentir les bulles ou les gaz qui viennent au-dessus de l’eau. Lorsqu’ils sentent une odeur, soit ils jappent ou ils sautent à l’eau », affirme l’ancien formateur et évaluateur, Gérald Marcil. Ils ne sont peut-être par formés maintenant pour aller sous l’eau, mais c’est quelque chose qui sera éventuellement possible. « Pour ce qui est des noyades, on prépare des formations à la fin du printemps et au début de l’été avec les pompiers », apporte Martin Ruel.

 

Formation des chiens

La formation de chiens comme ceux-ci n’est pas gratuite. « Former des chiens en recherche et sauvetage, ça coute autour de 15 000 dollars », mentionne Chantale Gagnon. Le temps de formation varie aussi d’un chien à l’autre. « Dans le temps, j’ai réussi à former mon chien en 10 mois. Pour d’autres, ça sera peut-être plus long ou plus rapide », apporte Gérald Marcil. Pour qu’un chien soit admissible aux formations, il doit remplir certains critères prédéterminés. « Au départ, on va demander que le chien ait plus de trois mois. Il faut aussi qu’il y ait de l’intérêt pour les balles et ce genre de jouets là et qu’il n’ait pas peur des inconnus. Ensuite, une évaluation du chien sera faite », dit Mme Gagnon. Les troupes en recherche et sauvetage ont travaillé sur des cas récents de disparitions tels que celui de Jessy Duchesneau et Nadia Lantin.

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