Un premier certificat en agriculture nordique au Québec à l’UQAC

Le certificat en agriculture nordique va permettre de contribuer à la production d’aliments en contexte nordique, tout en minimisant les répercussions négatives sur l’environnement. (Photo d’illustration-libre de droit)
L’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) lance le premier certificat en agriculture nordique au Québec. Ce programme vise à répondre à la demande de main-d’œuvre dans ce secteur et favoriser le développement de l’agriculture nordique dans la région.
« L’agriculture nordique a des besoins particuliers. Ce ne sont pas nécessairement les mêmes types de sols, les mêmes types de plantes qu’on va faire pousser […] Ce programme a été créé pour former du personnel qualifié et répondre aux besoins des entreprises agricoles dans la région », affirme le Directeur du module des sciences fondamentales à l’UQAC, Jacques Ibarzabal.
À ce jour, aucune formation universitaire spécifique n’est offerte pour répondre aux défis et aux opportunités de l’agriculture nordique.
L’agriculture nordique joue un rôle clé dans l’économie régionale et la production agricole provinciale, puisque 85 % des volumes de bleuets sauvages, 60 % de la pomme de terre de semence, 45 % du canola et 24 % de l’orge de toute la province sont cultivés au Saguenay-Lac-Saint-Jean.
Le professeur, Jacques Ibarzabal, souligne également que l’agriculture nordique est en constante évolution. Elle est amenée à se développer avec le temps. Le certificat a donc aussi été créé pour répondre à ce besoin.
« Les régions nordiques sont souvent aussi très propices à l’établissement de nouvelles cultures émergentes. On peut parler de la culture de la camerise récemment introduite dans la région, le chanvre, la caméline. Ce sont des cultures qui peuvent se faire en milieu nordique », déclare-t-il.
Une première cohorte lancée à l’automne 2025
La première cohorte commencera à la mi-août 2025 par un cours intensif. Le programme privilégie une approche pratique, incluant l’analyse de cas concrets, des visites sur le terrain et un stage en entreprise.
« Les étudiants seront appelés à se rendre sur le terrain et à réaliser un stage. Ce sont vraiment les grandes cultures de la région qui seront mises en œuvre», affirme M. Ibarzabal.
Le programme vise à former les étudiants dans les domaines de l’agroécologie, de l’agroforesterie, de l’agriculture durable et de l’adaptation aux changements climatiques.
L’UQAC est bien équipé avec ses différentes serres d’études et aussi de nombreux partenaires qui ont déjà suscité leur intérêt pour de futurs stagiaires.
Un certificat qui séduit à la fois les étudiants et les entreprises

Une vingtaine d’entreprises agricoles ont envoyé une lettre d’appui au programme, parmi lesquelles Créneau Agro Boréal ou encore Bleuet Sauvage du Québec. (Photo courtoisie- Maxime Pareě)
Le futur certificat en agriculture nordique pourra accueillir des étudiants issus de formations collégiales techniques en agriculture, comme la gestion d’entreprise agricole, la production horticole agroenvironnementale ou les productions animales. Il viendra aussi compléter le programme d’exploitation d’un verger nordique au Collège d’Alma. De plus, il sera accessible aux personnes sans formation collégiale dans ce domaine.
Les diplômés pourront continuer leurs études ou directement rentrer sur le marché du travail qui manifeste une forte demande.
Le programme a été très bien accueilli aussi bien par les entreprises agricoles que par les étudiants.
« Tout le monde disait : ” Quel beau programme, nous aimerions nous y inscrire aussi !” Je pense qu’avec l’élan médiatique autour de l’agroalimentaire, du transport des aliments et de la production locale, l’intérêt pour ce domaine est bien réel », affirme le professeur de l’UQAC.
Dans un contexte d’achat local, le programme soutient cette démarche.
« Je pense que ce certificat s’inscrit dans une continuité et ajoute une pierre à l’édifice du travail autour de la consommation de proximité », conclut Jacques Ibarzabal.






