Madérothérapie : le bois au service du corps

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Une femme masse une autre femme sur le dos avec un rouleau de bois.

La madérothérapie est majoritairement populaire chez les femmes selon Nathalie Lamoureux, particulièrement celles qui désirent raffermir leur peau. (Crédit : Unsplash)

Les madérothérapeutes du Québec observent un regain de popularité de la part de la clientèle dans les dernières années. Il y a une forte demande depuis la pandémie, notamment en raison du faible coût des séances. 

Cette technique de massage ancestrale d’origine colombienne met à profit des outils de bois pour redéfinir l’esthétique du corps humain. Son étymologie portugaise signifiant justement « thérapie par le bois ». 

L’intérêt grandissant pour cette technique s’explique en partie par la montée des approches naturelles et non invasives. La madérothérapeute de Limoilou, Nathalie Lamoureux, affirme que beaucoup voient dans ce type de massage une alternative douce aux traitements esthétiques plus coûteux ou chirurgicaux.  

Les réseaux sociaux ont aussi joué un rôle central dans sa diffusion : les résultats vantés par des influenceurs attirent une clientèle jeune, préoccupée par son apparence. 

Mme Lamoureux admet que c’est un métier accessible et que peu d’études sont nécessaires. La femme dans la cinquantaine s’est ouvert son propre salon à son domicile il y a deux ans.  

Elle souligne être souvent approchée par des femmes qui désirent éliminer la cellulite visible sur leur corps. La cellulite est une infection cutanée formant des bosses, et qui apparait lorsque les cellules graisseuses sous la peau se gonflent. « [Les clientes] demandent aussi des traitements sur les fesses et les cuisses », explique la madérothérapeute.  

Les outils de bois utilisés sont étalés sur une table.

(De gauche à droite) Le rouleau à rainures, le rouleau lisse, le rouleau à cubes, la table droite, le champignon et la coupe suédoise sont tous des outils utilisés dans ce métier. (Crédit : Félix Laberge)

Contrairement à une idée préconçue, cette pratique ne fait pas disparaitre les cellules graisseuses, mais elle aide à les mobiliser, surtout lorsque les séances sont régulières. Effectivement, selon Mme Lamoureux, une dizaine de séances à intervalles hebdomadaires seraient suffisantes pour constater une différence. 

Les instruments de bois sont utilisés pour masser les parties du corps où le gras pourrait s’être logé, telles que les fesses, les cuisses, les bras et le ventre. Trois mouvements d’une minute sont effectués à l’aide de chaque outil. Ces mouvements, qui permettent d’aller en profondeur dans la peau, en réduisent l’apparence bosselée et améliorent la texture. 

« Tu dois stimuler tes ganglions et, après ça, drainer vers les ganglions. C’est comme un décollement de la graisse pour ensuite le drainer. Ça aide à tout évacuer », indique Mme Lamoureux. La pression exercée améliore, entre autres, la circulation sanguine. 

Au Québec, plusieurs écoles ont adapté leur offre pour répondre à la demande croissante. Des formations intensives sont proposées un peu partout. Mme Lamoureux a suivi sa formation à l’Académie Prestige, à Québec, où elle a été suivie et conseillée par un professionnel pendant quelques semaines.  

Elle affirme que les nouveaux praticiens voient ces courtes formations comme une opportunité professionnelle rentable et flexible.  

Au-delà de son aspect esthétique, la madérothérapie est aussi valorisée pour ses effets relaxants. Les clientes de Mme Lamoureux évoquent souvent un mieux-être général et une sensation de légèreté après les séances, ce qui les incitent à revenir une autre fois. 

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