Cartes de hockey : les impacts d’une industrie en ébullition

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Les differents produits offertes au magasin Cartomanie.

Le marché mondial des cartes sportives valait 4,7 milliards de dollars en 2019 et passerait à 58 milliards en 2027, selon plusieurs sites spécialisés. (Crédit: Zacharie Hinse)

Depuis la vente d’une carte de Wayne Gretzky à 1,29 million de dollars en décembre 2020, le marché des cartes de hockey est en effervescence quasi constante. Avec l’engouement pour Connor Bedard en 2024, de nouvelles compagnies ont saisi l’occasion pour faire leur entrée dans le marché, s’ajoutant à d’autres, établies depuis longtemps.

L’augmentation du marché des cartes de hockey, avec l’arrivée de recrues prometteuses de la LNH année après année, notamment Alexis Lafrenière, Connor Bedard ou encore Lane Hutson, a créé plus d’engouement. Certains ont également commencé à s’intéresser au marché des cartes sportives en voyant que celles-ci pouvaient se vendre aussi cher que la carte de Gretzky.

La clientèle a alors changé, avec différents types d’acheteurs qui se sont ajoutés aux collectionneurs, autrefois seuls dans l’industrie, explique le propriétaire du magasin Cartomanie, François-Philippe Cayer. D’abord, il y a les collectionneurs qui achètent par passion. Ensuite, il y a les spéculateurs qui achètent des boites, pour les ouvrir ou pour les conserver intactes et les revendre quelques années plus tard. Pour finir, il y a les revendeurs qui achètent une boite pour la revendre plus cher sur Internet.

Plusieurs article de cartes de hockey sont offertes.

Le magasin Cartomanie, situé à Jonquière depuis 1995, a été témoin de plusieurs de ces phénomènes au cours des années.
(Crédit: Zacharie Hinse)

L’entreprise Cartomanie célébrera ses 31 ans en juin prochain. Le propriétaire du commerce situé sur la rue Saint-Dominique à Jonquière a vu ce changement dans sa clientèle au cours des cinq dernières années. « Il y a plus de [revendeurs] que de collectionneurs présentement, malheureusement », explique-t-il.

Selon lui, ce n’est pas surprenant parce que les gens ont remarqué qu’on pouvait faire de l’argent avec les cartes de hockey. M. Cayer explique que c’est l’arrivée d’Internet qui a permis aux revendeurs d’aussi bien s’en sortir dans cette industrie. Les gens craignent que la boite qu’ils convoitent ne soit plus disponible, ce qui pousse ces derniers à opter pour la première qu’ils voient en ligne. Ils achètent ainsi au revendeur, payant plus cher que s’ils étaient allés à la petite boutique de cartes sportives près de chez eux.

Un phénomène amplifié par les réseaux sociaux

Un autre phénomène est également apparu en 2020 avec l’arrivée des “breaks”. C’est lorsqu’un vendeur ouvre en direct sur Internet des boites ou paquets de cartes pour les clients. Chacun peut alors acheter une place à l’avance pour avoir toutes les cartes d’une équipe. Le client bénéficie d’un prix réduit, comparé à l’acquisition d’une boite, mais il n’est pas certain d’obtenir beaucoup de cartes, encore moins des cartes de valeur.

C'est l'endroit où Jeremy Boucher fait live de Break.

Lors d’une session d’ouverture, les cartes sont glissées dans des pochettes et des protecteurs rigides individuels avant d’être envoyées aux clients par la poste. (Crédit: Jeremy Boucher)

Malgré cela, la méthode reste très populaire et incite beaucoup de compagnies à commencer avec cette approche. C’est le cas pour Jérémy Boucher, qui est propriétaire de Jay Sports Cards. Celui-ci concentre ses activités sur les ouvertures en direct avec l’application Whatnot.

Le jeune entrepreneur croit en ses chances, en dépit du grand nombre de magasins de cartes de hockey qui ont vu le jour depuis 2020. Il pense que son entreprise durera plus longtemps parce qu’elle touche à tout. « Je me focusse pas juste sur le hockey. Je me focusse sur tous les autres sports », dit-il.

Même si les services offerts par les deux commerces sont bien différents, ils rejoignent chacun à leur manière la clientèle.

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