Paul St-Pierre Plamondon à Saguenay : la jeunesse comme clé souverainiste

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Paul St-Pierre Plamondon a mentionné qu'il sera plus présent au Saguenay au cours des prochaines semaines. (Photo : Vicky Dallaire)

Paul St-Pierre Plamondon a mentionné qu’il sera plus présent au Saguenay au cours des prochaines semaines. (Photo : Vicky Dallaire)

« Un peuple a une vie et sa vie doit avoir un sens », a évoqué le chef du Parti Québécois Paul St-Pierre Plamondon.  Il était de passage ce jeudi à l’Université du Québec à Chicoutimi dans le cadre de sa Tournée des Campus pour répondre aux questions des étudiants.

Vicky Dallaire

La visite du chef péquiste à Chicoutimi n’a rien d’une coïncidence. L’éventualité d’une élection partielle de la circonscription est imminente. Elle pourrait être déclenchée dès le lendemain de celle des municipalités.

Devant une centaine d’étudiants attentifs, Paul St-Pierre Plamondon a livré un discours teinté d’espoir pour l’avenir du Québec. Il compte sur ses appels à la jeunesse à se rallier à sa cause, précisant qu’ils sont la clé d’un renouveau souverainiste. « Si on met au monde un pays tous ensemble, vous n’aurez jamais vu autant de calme et de fraternité. »

Peu de jeunes ont exprimé une opposition ouverte à la souveraineté. Toutefois, des inquiétudes sur les aspects économiques et la crainte d’un nouveau référendum raté ont été soulevées.

Il relate que rien ne peut se construire de nouveau sans tirer profit des évènements du passé. « L’antidote, c’est tous ceux qui ont moins de 50 ans et qui n’ont jamais voté [à un référendum]. » D’après lui, c’est la peur de l’indépendance serait reliée aux défaites référendaires de 1980 et de 1995, et qui aurait ainsi mené à la perte de confiance du peuple québécois.

Selon lui, le « Oui » l’aurait emporté si ça n’avait pas été de tricheries et d’ingérence. « Il y a eu des failles qu’on va devoir réparer », a-t-il dénoncé en faisant référence aux gens qui venaient voter pour le « Non » alors qu’ils ne résidaient pas au Québec. « Je n’ai pas la prétention de pouvoir parer tous les coups, mais je pense qu’on va être moins naïfs. »

Il promet que l’histoire du Québec trouvera tout son sens le jour où la culture québécoise ne sera plus invisible à l’étranger. « On n’existe pas. On est derrière canadien. » Selon lui, l’émancipation du pays permettrait d’avoir sa propre voix.

 

Une quinzaine d’étudiants sont venus prendre la parole afin de poser leur question. (Photo : Vicky Dallaire).

Une quinzaine d’étudiants sont venus prendre la parole afin de poser leur question. (Photo : Vicky Dallaire).

Trop pauvre pour être un pays ?

Le Parti Québécois est en remonté spectaculaire chez les 18 à 34 ans, dont 56 % seraient favorables à la souveraineté, d’après le sondage de la firme Léger publié en août.

Après avoir appelé le public à surpasser la peur, le chef péquiste s’est attaqué aux aspects économiques de l’émancipation nationale. « Le Québec n’est pas pauvre, il est mal géré. »

Il confirme avoir besoin d’investir dans la jeunesse d’aujourd’hui pour l’avenir économique. Il prône une meilleure planification des finances et de la prospérité sans endettement.

« Chaque citoyen doit sentir que son travail et ses impôts servent à construire quelque chose de concret pour la société. »

Le chef tentera de briguer le siège de premier ministre lors des prochaines élections, prévues en octobre 2026.

 

 

 

 

 

 

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